La start-up israĂ©lienne 6Degrees a dĂ©veloppĂ© un brassard qui remplace la souris d’ordinateur, permettant aux utilisateurs handicapĂ©s de contrĂ´ler les appareils par le mouvement des bras.
Le mouvement est traduit par Bluetooth dans le mouvement du curseur sur une tablette, un Smartphone ou un ordinateur, tout comme une souris traditionnelle.
Cette technologie aide aussi les personnes victimes d’un accident vasculaire cĂ©rĂ©bral (AVC) et permet aux personnes souffrant de perte de dextĂ©ritĂ© de retrouver leur qualitĂ© de vie grâce Ă une invention brevetĂ©e unique – une souris en forme de brassard pouvant ĂŞtre contrĂ´lĂ©e par mouvements du bras.
6Degrees a Ă©tĂ© créée en 2015 par Aryeh Katz, ingĂ©nieur Ă©lectricien, et Miri Berger, designer industriel. L’idĂ©e de cette souris unique est nĂ©e d’une classe que Mme Berger a suivie lorsqu’elle a Ă©tudiĂ© le design industriel au Pratt Institute de New York en 2010-2013. L’un de ses professeurs Ă©tait un amputĂ© Ă main dominante qui a perdu la main dans un accident et a utilisĂ© une prothèse Ă crochet pour alterner entre une souris ordinaire et un clavier.
« Je lui ai demandĂ© pourquoi il n’utilisait pas une souris spĂ©ciale, et il m’a rĂ©pondu qu’il n’y en avait pas », a-t-elle expliquĂ© lors d’une rĂ©cente interview avec Calcalist. Mme Berger a dĂ©cidĂ© de relever le dĂ©fi et d’en concevoir un dans le cadre d’un cours de conception de produits.
Mme Berger et M. Katz ont créé une souris sur mesure pour le professeur, mais après avoir consultĂ© des mĂ©decins et des physiothĂ©rapeutes, ils se sont rendu compte que la fabrication d’un produit commercial adaptĂ© Ă toutes les prothèses pouvait s’avĂ©rer problĂ©matique. Ils ont dĂ©cidĂ© de dĂ©velopper un produit qui traduit le mouvement en actions: lorsque le bras bouge, ce mouvement est traduit par Bluetooth en bougeant le curseur sur une tablette, un smartphone ou un ordinateur, comme une souris traditionnelle
«Nous l’avons Ă©quipĂ© de notre brassard, avons emmenĂ© son père prendre un cafĂ©, et quand nous sommes revenus après dix minutes, il envoyait dĂ©jĂ des textos avec ses amis sur Facebook», a dĂ©clarĂ© M. Katz. « Cela m’a donnĂ© envie de continuer. »





