Le New York Times a rĂ©vĂ©lĂ© tĂ´t le matin (vendredi) de nouveaux dĂ©tails sur l’installation nuclĂ©aire secrète que l’Iran construit au sud de Natanz, et qui a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e pour la première fois le mois dernier dans un discours prononcĂ© par le secrĂ©taire Ă la DĂ©fense Benny Gantz.
Selon le Times, il s’agit du plus grand effort jamais rĂ©alisĂ© par l’Iran pour construire de nouvelles installations nuclĂ©aires, creusĂ©es dans les montagnes et capables de rĂ©sister aux attaques de bombardiers pĂ©nĂ©trant dans les bunkers et peut-ĂŞtre mĂŞme aux cyberattaques.
Il y a exactement un mois, le 17 mai, Gantz a rĂ©vĂ©lĂ© que l’Iran construisait une grande installation souterraine au sud du site nuclĂ©aire de Natanz, oĂą il a l’intention d’exploiter jusqu’Ă un millier de centrifugeuses IR6 avancĂ©es, qui sont interdites en vertu de l’accord nuclĂ©aire. Un rapport du Times a notĂ© que l’administration Biden s’est jusqu’Ă prĂ©sent abstenue de mentionner l’installation secrète – peut-ĂŞtre par crainte que la question ne complique davantage les pourparlers nuclĂ©aires avec TĂ©hĂ©ran.
Les entretiens du journal avec de hauts responsables de la sĂ©curitĂ© nationale aux États-Unis et en IsraĂ«l montrent qu’il existe un manque de clartĂ© et un dĂ©saccord professionnel sur la manière dont l’Iran entend utiliser le nouveau rĂ©seau de tunnels, et mĂŞme sur l’urgence de la nouvelle menace au cas oĂą aucun accord ne serait conclu avec les États-Unis.
Le rapport indique Ă©galement que l’Iran utilise apparemment la nouvelle installation qu’il est en train de construire comme un moyen de faire pression sur les États-Unis pour obtenir des concessions dans les pourparlers nuclĂ©aires, comme un « coup fatal aux espoirs de faire revivre l’accord ».
Comme mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, le Conseil des gouverneurs de l’AIEA, convoquĂ© au dĂ©but du mois, a jugĂ© que l’Iran n’avait pas fourni d’informations fiables sur les particules d’uranium enrichi trouvĂ©es sur trois sites dans le pays avec l’agence.
La dĂ©cision de l’AIEA pourrait conduire au retour de la discussion sur le programme nuclĂ©aire iranien au Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU – l’organe dotĂ© des pouvoirs les plus Ă©tendus pour imposer des sanctions aux pays indisciplinĂ©s. Dans le mĂŞme temps, on estime que davantage de condamnations et de dĂ©cisions nĂ©gatives de l’AIEA seront nĂ©cessaires Ă l’Ă©gard de l’Iran, avant que la question ne soit renvoyĂ©e au Conseil de sĂ©curitĂ©.




