Le quotidien Al-Hayat a citĂ© jeudi un diplomate occidental qui a rĂ©vĂ©lĂ© que la nouvelle politique amĂ©ricaine au Moyen-Orient exige un retrait complet de l’Iran de la Syrie, et que cette question sera une prioritĂ© du sommet entre les prĂ©sidents Donald Trump et Vladimir Poutine.
La Maison Blanche et le Kremlin se sont mis d’accord sur un sommet des deux dirigeants, en Autriche ou en Finlande, après que Trump aura assistĂ© au sommet de l’OTAN Ă Bruxelles les 11 et 12 juillet et se rendra au Royaume-Uni le 13.
Le diplomate qui a parlĂ© Ă Al-Hayat a soulignĂ© que les Etats-Unis sont ouverts Ă l’idĂ©e de permettre au prĂ©sident Bachar al-Assad de rester au pouvoir et mĂŞme de lui donner le feu vert pour restaurer sa souverainetĂ© dans toutes les rĂ©gions actuellement contrĂ´lĂ©es par l’opposition. Mais toutes les puissances occidentales sont unies pour s’accorder avec l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) qui a le pouvoir de dĂ©terminer qui est responsable des attaques chimiques contre les civils syriens pendant la guerre et de les soumettre Ă un tribunal international.
Selon le mĂŞme diplomate occidental, la Maison Blanche « s’est engagĂ©e Ă forcer l’Iran Ă quitter la Syrie. La Jordanie s’oppose Ă©galement Ă une prĂ©sence iranienne Ă ses frontières. « Si le sommet Poutine-Trump se tient le 15 juillet, l’essentiel sera de nĂ©gocier l’insistance de Washington sur le retrait de l’Iran de la Syrie », a indiquĂ© le diplomate, notant que les dirigeants amĂ©ricains Ă©taient conscients que la Russie ne serait pas prĂŞte Ă payer pour la survie de l’Iran, et les nĂ©gociations avec les Russes dĂ©pendent de cette condition fondamentale (le retrait iranien). Après cela, tout peut ĂŞtre discutĂ©.  »
La source a affirmé que les Etats-Unis avaient donné le feu vert à Israël pour cibler la présence iranienne où et quand elle le jugerait bon.
La source a rĂ©vĂ©lĂ© que les Etats-Unis et la Russie sont dĂ©terminĂ©s Ă dĂ©pouiller les groupes d’opposition syriens dans le sud, près de la frontière israĂ©lienne dans les hauteurs du Golan , de leurs armes, y compris Jabhat al-Nusra et l’armĂ©e Khalid bin Walid. Il a dĂ©clarĂ© que Washington voulait pousser l’envoyĂ© spĂ©cial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, Ă nĂ©gocier Ă Genève pour mettre fin Ă la guerre civile syrienne. En ce qui concerne les sanctions contre l’Iran, la source a dĂ©clarĂ©: « Elle sera mise en Ĺ“uvre par toutes les entitĂ©s opĂ©rant en Syrie … La politique de cette administration est d’Ă©touffer l’Iran ».
Al-Hayat a notĂ© que le sommet de Trump-Poutine pourrait provoquer des alliĂ©s amĂ©ricains, comme le Royaume-Uni, qui veulent isoler Poutine, ou s’inquiĂ©ter de l’attitude amicale de Trump envers la Russie. Il est Ă©galement susceptible de provoquer des critiques de Trump Ă la fois aux États-Unis et Ă l’Ă©tranger, qui s’interrogent dĂ©jĂ sur son engagement envers l’OTAN et craignent son dĂ©sir de normaliser les relations avec Moscou.
Le conseiller Ă la sĂ©curitĂ© nationale John Bolton, qui vient de rencontrer Poutine Ă Moscou et qui est probablement la personne la plus belliciste Ă avoir jamais occupĂ© son poste, a dĂ©clarĂ© qu’il n’avait vu « rien d’extraordinaire » au sommet.
M. Poutine s’est fĂ©licitĂ© de la visite de M. Bolton, estimant que « nous espĂ©rons faire les premiers pas vers la reconstruction des relations entre nos deux pays sur la base de l’Ă©galitĂ© et du respect mutuel des intĂ©rĂŞts ». , « Exprimant le regret que » les relations russo-amĂ©ricaines ne sont pas Ă leur meilleur. « Il a rĂ©pĂ©tĂ© que la raison » est en grande partie due Ă un conflit politique passionnĂ© Ă Washington.  »





