Le reportage de samedi de la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision publique « Kan », consacrĂ© à « l’expulsion des femmes » de l’espace public selon leur titre Ă la demande des religieux, contient les scènes de la « guerre de l’eau » qui se dĂ©roule dans les montagnes de JĂ©rusalem.
Les hommes religieux utilisent ces sources naturelles comme mikvĂ© pour les ablutions rituelles de la veille du Shabath et sont en colère contre les IsraĂ©liens laĂŻques qui viennent s’y baigner avec leurs femmes, leurs petites amies et leurs enfants pas habillĂ©s selon la loi de pudeur Juive.
Sharon Kalimi, avec une kippa noire, a expliquĂ© Ă l’Ă©quipe du film, « Kan » que les sources d’eau douce dans les collines de JĂ©rusalem, sont devenues aujourd’hui, pour beaucoup de personnes un lieu pour nager dans la chaleur de l’Ă©tĂ© mĂŞme si tous les vendredis, cet endroit a Ă©tĂ© utilisĂ© depuis des annĂ©es comme un        « mikvĂ© ». Devant les camĂ©ras, l’homme parle avec une autre femme religieuse, qui lui dit qu’elle n’est pas d’accord de reconnaĂ®tre ce droit de monopole et de disposer des richesses naturelles rares et prĂ©cieuses de ce pays.
Les juifs religieux ont longtemps utilisĂ© les sources naturelles autour de JĂ©rusalem pour les ablutions rituelles, et avant cela, cela ne posait pas de problèmes: les juifs religieux et laĂŻcs mĂ©nageaient leurs sentiments les uns des autres. L’intolĂ©rance mutuelle a augmentĂ© dans la sociĂ©tĂ©, associĂ©e Ă une densitĂ© de population croissante, qui gĂ©nère et multiplie les «guerres culturelles» devenant de plus en plus agressive et les religieux accusent les baigneurs laĂŻques, de «provocateurs».
Une jeune femme laique qui se dit militante de la « rĂ©sistance Ă l’eau », de 28 ans, de JĂ©rusalem, a dit qu’elle a peur d’aller sur ce lieu car un homme craignant Dieu l’a ouvertement et explicitement menacĂ©.
Ces affrontements Ă©voquent immanquablement les prophĂ©ties apocalyptiques du professeur laique Alon Tal , auteur du livre « Le pays est plein: la question de la surpopulation en IsraĂ«l. » Le professeur Tal rappelle la croissance de la densitĂ© dĂ©mographique rapide et la nomme une « bombe dĂ©mographique » qui menace de faire tomber le pays dans le chaos et la haine et la violence, il demande au gouvernement de cesser immĂ©diatement d’encourager le taux de natalitĂ©… (et laisser les Arabes remplir ces sources d’eau, mais ou va t’on ?)






