Il y a trois ans ce mois-ci, des milliers d’IsraĂ©liens ont assistĂ© aux funĂ©railles du rabbin Michael «Miki» Mark, directeur gĂ©nĂ©ral d’Otniel Yeshiva, tuĂ© lors d’un attentat terroriste palestinien.
Le père de 10 enfants a Ă©tĂ© abattu alors qu’il conduisait avec son Ă©pouse et deux de ses enfants sur la route 60 dans les collines du sud d’HĂ©bron. Il a Ă©tĂ© frappĂ© par un barrage de balles et a perdu le contrĂ´le de la voiture, la faisant basculer.
Mark, 48 ans, a Ă©tĂ© complètement vidĂ© de son sang devant sa fille blessĂ©e âgĂ©e de 14 ans et son fils âgĂ© de 15 ans – dont la mère, Hava, a Ă©tĂ© retrouvĂ© inconsciente dans un Ă©tat critique. Un fonctionnaire de l’AutoritĂ© palestinienne qui s’est rendu sur les lieux de l’accident s’est prĂ©cipitĂ© pour aider la famille.
Pour son action rapide et humaine, le jeune homme d’HĂ©bron a Ă©tĂ© remerciĂ© Ă profusion par la famille Mark. Lui et un mĂ©decin palestinien qui est arrivĂ© quelques minutes plus tard pour aider ont Ă©galement reçu un prix pour leur  « citoyennetĂ© exceptionnelle et leur courage » par la loi Hadin-IsraĂ«l Shurat lors d’une confĂ©rence Ă la International Convention Center Ă JĂ©rusalem.
Dans une interview Ă l’Ă©poque sur la chaĂ®ne 2, « A » d’IsraĂ«l – dont le nom a Ă©tĂ© dissimulĂ© a racontĂ© avoir vu le vĂ©hicule renversĂ© de la famille et s’ĂŞtre arrĂŞtĂ© sur le bord de la route.
«J’ai essayĂ© d’ouvrir la portière, mais la voiture Ă©tait complètement verrouillĂ©e», a-t-il dĂ©clarĂ©. «J’ai vu deux enfants Ă l’intĂ©rieur crier et me demander de les aider. Je tendis la main et pendant deux minutes, j’essayai d’ouvrir la porte pour pouvoir atteindre les enfants qui Ă©touffaient dans la voiture. Je pense que s’ils restaient un peu plus longtemps, ces enfants auraient dĂ©cĂ©dĂ©s dans la voiture.
Après le choc qu’elle a ressenti, la jeune fille m’a attrapĂ©e spontanĂ©ment et m’a sautĂ© dessus. J’ai immĂ©dia-tement mis ma main sur sa tĂŞte et je lui ai parlĂ© en hĂ©breu. Je lui ai dit : «N’aie pas peur, n’aie pas peur, je vais t’aider. Ne t’inquiète pas. «Â
Ajoutant :  » J’ai fait ce que je devais faire. Il y avait des enfants Ă l’intĂ©rieur. Il y avait des gens Ă l’intĂ©rieur. Je n’ai pas hĂ©sitĂ© du tout. »
MalgrĂ© les efforts d’aide israĂ©lienne, «A» reste anonyme pour sa propre protection. Les pouvoirs en place Ă Ramallah savaient qui il Ă©tait et l’ont immĂ©diatement sanctionnĂ© pour avoir sauvĂ© des Juifs blessĂ©s. Alors que les IsraĂ©liens le louaient, non seulement pour sa qualitĂ© de bon samaritain, mais pour avoir ravivĂ© une lueur d’espoir dans la paix, l’AutoritĂ© palestinienne l’a rapidement renvoyĂ© de son travail et la menacĂ© de mort lui et sa famille.
Après l’émission, des IsraĂ©liens de tout le pays ont contactĂ© Hemo pour lui proposer de l’aider et lui faire un don en espèces. Des dizaines de milliers de shekels, ainsi que des vĂŞtements et des jouets, affluent de sources anonymes et de personnalitĂ©s plus connues, telles que l’actrice Gila Almagor.
Mercredi soir, Ohad Hemo, de channel 12 a diffusé un reportage sur «A», celui-ci se terminant bien. Étonnamment, pendant la semaine qui a suivi la diffusion de son premier long métrage, le problème a été pratique-ment résolu.
«A» est maintenant réuni avec son épouse et son fils âgé de 18 mois dans un appartement propre et équipé, en grande partie grâce au président du Conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, et le processus de résidence permanente est en cours.
«Quand j’ai vu l’Ă©mission [mercredi dernier], j’ai pleurĂ© et j’ai eu honte», a dĂ©clarĂ© Dagan à «A.».
Il a appelé «A» un membre des «Justes parmi les nations».
Finalement, l’AutoritĂ© palestinienne a publiĂ© une dĂ©claration Ă Channel 12, insistant sur le fait que «A» est le bienvenu pour rentrer chez lui quand il le souhaite, probablement pour le faire disparaĂ®tre. Quelque chose qui ne serait jamais couvert par les mĂ©dias contrĂ´lĂ©s par l’AP. Si cela devait ĂŞtre rapportĂ© Ă Ramallah, le journaliste responsable subirait un sort similaire Ă celui de «A».






