Le problème ne vient pas seul : il y a pas que la pandĂ©mie – l’Europe fait face Ă la menace d’une pĂ©nurie d’eau potable et d’irrigation due Ă l’Ă©puisement des eaux souterraines. Le journal britannique Daily Mail rapporte que cela est dĂ» au troisième hiver consĂ©cutif exceptionnellement chaud et sec. Cette annĂ©e, très peu de neige est tombĂ©e en Europe et les sources souterraines Ă©taient beaucoup plus faibles et plus chaudes que d’habitude.
En mai, une vague de chaleur a balayé le continent et les prévisionnistes prévoient à nouveau des étés chauds et secs.
La publication publie des cartes des conditions des eaux souterraines et de la sĂ©cheresse imminente, créées par le Service europĂ©en de suivi du changement climatique Copernicus (C3S). Dans certains endroits – très peu – au dĂ©but de mai et au dĂ©but de juin, il a plu, ce qui a amĂ©liorĂ© l’Ă©tat des sources. Il s’agit du Portugal, de l’Espagne, de la Bretagne française, du Danemark, du sud de la Suède et de la Finlande, de la Lettonie et de l’Estonie. C’est probablement tout.
Mais l’eau souterraine qui sert Ă irriguer les cultures agricoles en Europe centrale et orientale est dans un Ă©tat dĂ©sastreux. Il s’agit d’une immense bande de couleur rouge foncĂ© couvrant le Caucase du Nord, toute l’Ukraine (sauf la Transcarpathie), le sud de la partie europĂ©enne de la Russie et de la BiĂ©lorussie, le sud et le centre de la Pologne, la Slovaquie et la RĂ©publique tchèque, le sud de l’Allemagne et l’est de la France.
Les autoritĂ©s de la RĂ©publique tchèque signalent que 80% des sources se sont taries ce printemps et que le pays est au bord d’une sĂ©cheresse qui n’a pas Ă©tĂ© similaire depuis 500 ans.
Le niveau de la rivière Desna en Ukraine a chuté de 5 mètres, le point le plus bas en 140 ans.
«Ces dernières annĂ©es, l’Europe centrale a connu une sĂ©rie de sĂ©cheresses en raison de conditions mĂ©tĂ©orologiques exceptionnellement stables et de tempĂ©ratures Ă©levĂ©es, qui peuvent ĂŞtre attribuĂ©es au rĂ©chauffement climatique. La sĂ©cheresse Ă long terme a dĂ©jĂ causĂ© des dommages aux eaux souterraines et aux forĂŞts (en raison de l’invasion des scolytes) », a commentĂ© un spĂ©cialiste de l’UniversitĂ© de Vienne.
Juin, juillet et aoĂ»t en Europe promettent d’ĂŞtre très chauds et secs.
Pendant ce temps, dans les pays du Levant depuis un mois, il y a eu une chaleur modĂ©rĂ©e pour juin, Ă l’exception du hamsin hebdomadaire Ă la mi-mai. Ces dernières annĂ©es, la chaleur extrĂŞme est devenue la norme en Europe et en IsraĂ«l, les prĂ©cipitations, bien que faibles, tombent Ă©galement en juin.





