Le grand rassemblement de travailleurs indĂ©pendants et de propriĂ©taires d’entreprises a commencĂ© ce samedi soir sur la place Rabin Ă Tel Aviv, en prĂ©sence de milliers de personnes. Les manifestants protestent contre les dommages causĂ©s Ă leurs moyens de subsistance par la crise du Corona et les politiques Ă©conomiques du gouvernement.
Les tentatives du gouvernement de calmer les israĂ©liens ainsi que la rĂ©union de certains des reprĂ©sentants des indĂ©pendants avec le Premier ministre, hier après-midi, n’ont pas dissipĂ© la colère, la frustration et la dĂ©ception que le gouvernement ne leur ait pas encore accordĂ© toutes les compensations promises depuis la pandĂ©mie du virus corona en IsraĂ«l. Pour certains, la manifestation n’est qu’un dĂ©but pour une lutte qui s’achèvera seulement après l’acceptation de toutes leurs demandes.
Avinoam Nehmad, père de cinq enfants et propriĂ©taire d’une entreprise de tourisme, a dĂ©clarĂ© : « Mon entreprise est une entreprise vivante de plusieurs dĂ©cennies », et il a commencĂ© Ă pleurer: « Le 12 mars, tout a Ă©tĂ© anĂ©anti – tout le monde a Ă©tĂ© licenciĂ©, les bureaux fermĂ©s et la porte verrouillĂ©e. Tous les acteurs de l’industrie du tourisme n’ont pas d’avenir. « Je ne veux pas que nos moyens de subsistance tombent dans les Ă©gouts. Mon sentiment est que le pays brĂ»le. Ne comprenez-vous pas ? La pays brĂ»le ! Nous voulons de l’argent maintenant ! »
Lily Ben Shalom, propriĂ©taire d’un restaurant sur le marchĂ© du Carmel, a dĂ©clarĂ© : « Je suis une entrepreneuse dans l’âme, soutenant fièrement toute une gĂ©nĂ©ration de jeunes. De nombreux dĂ©fis sont arrivĂ©s, mais les difficultĂ©s sont de plus en plus importantes depuis le corona, je me rends presque. Je ne sais pas comment combattre ce truc. Tout le monde ici le sait ? Parce que nous sommes tous ici. C’est un coup mortel. Parce qu’il n’y a pas d’horizon, pas de date d’Ă©chĂ©ance. Quelqu’un sait quand cela se  terminera ?  »
Ben Shalom a ajoutĂ© : « Les gens ont peur de venir Ă juste titre – quand il n’y a pas de moyens de subsistance, alors en tant que travailleur indĂ©pendant, vous vous attendez Ă obtenir ce que vous mĂ©ritez. Qu’est-ce que nous avons demandĂ© ? Oui – nous mĂ©ritons d’obtenir l’argent d’assurance que nous avons payĂ© toute notre vie. Pourquoi l’appeler assurance si vous ne l’utilisez pas si nĂ©cessaire ? »
« Le gouvernement a demandĂ© que nous ne travaillions pas ? Nous avons respectĂ© les lois et avons fait ce que nous devions faire. Mais qu’a fait l’État? Rien ! Maintenant, le gouvernement nous demande toujours de dire merci de nous garder en bonne santĂ©. Merci beaucoup, mais vous nous avez menti et n’avez pas donnĂ© l’argent que nous mĂ©ritons ! »
Jeanette, qui possède un magasin de vĂŞtements, est venue Ă une manifestation Ă Netanya. « Nous sommes fatiguĂ©s. Je veux de l’argent sur mon compte bancaire. Vous pouvez vĂ©rifier combien chacun a gagnĂ© en moyenne. Que fait la bureaucratie ?
Le leader de la protestation a dĂ©clarĂ© : « Au cours des dernières heures, nous avons reçu des demandes de hauts responsables politiques qui souhaitent prendre la parole, mais nous les refusons poliment. La gauche appartient au peuple ! Il s’agit d’une manifestation Ă©conomique apolitique, sans discours de politiciens ou de chefs d’organisations, mais une manifestation des gens qui viendront parler du fond du cĹ“ur avec des histoires authentiques sur le terrain. »
Les organisateurs ont ajoutĂ© :  » Nous tenons le gouvernement israĂ©lien et son chef responsables de l’Ă©chec des plans Ă©conomiques jusqu’Ă prĂ©sent et demandons au gouvernement de se rĂ©tablir, de modifier le plan conformĂ©ment Ă nos exigences et de mettre en Ĺ“uvre le plan Ă©conomique immĂ©diatement. Nous appelons le grand public Ă exercer son droit de manifester et d’atteindre la place Rabin ce soir. De respecter les instructions du ministère de la SantĂ© et porter un masque tout au long de la soirĂ©e et de maintenir une distance sociale et d’obĂ©ir aux instructions de la police israĂ©lienne. «Â
Selon Israel Cohen, beaucoup de manifestants ne portent pas de masque et la police n’intervient pas : Honte Ă vous ! Depuis les photos qui viennent de la place Rabin avec des milliers de personnes bondĂ©es les unes Ă cotĂ© des autres et sans masques. Il n’y a pas de directives, pas d’arrestations, pas d’amendes. Quand ce n’est pas un Haredi et que c’est contre Bibi, alors tout est permis. La loi ? Moins intĂ©ressant. La justice ? C’est hors sujet. Je me demande oĂą sont les policiers qui ont blessĂ© des ultra-orthodoxes la semaine dernière ? «Â





