Le prĂ©sident d’Yisrael Beiteinu, qui a appelĂ© Ă ignorer les instructions du corona hier, semble aujourd’hui pour une fermeture complète des villes rouges au lieu que seulement nocturne, comme dĂ©cidĂ© aujourd’hui, une attitude qui se contredit chaque jour. Il a Ă©tĂ© interviewĂ© au studio Ynet : «Netanyahu ne se soucie que de sa survie, nous sommes donc les otages de Litzman et Deri. Le gouvernement a perdu le contrĂ´le, donc chaque citoyen doit agir selon le bon sens « .
Le lendemain de la dĂ©claration dans laquelle il appelait Ă ne pas obĂ©ir aux directives corona du gouvernement, le prĂ©sident d’Yisrael Beiteinu, Avigdor Lieberman, insiste sur le fait qu’il est derrière cette dĂ©claration sĂ©vère. Dans une interview accordĂ©e Ă Ynet ce matin (mardi), il a affirmĂ© :  » Il nous a fait otages de Yaakov Litzman et Aryeh Deri. Il ne s’intĂ©resse pas Ă la santĂ© publique. Par consĂ©quent, comme dans la situation oĂą vous voyez le capitaine d’un avion s’Ă©craser dans la montagne – vous devez essayer de dĂ©tourner l’avion et sauver les gens. «Â
– Mais est-ce ainsi ? Le Premier ministre a dit que cela est irresponsable et que cette dĂ©claration est dangereuse. N’ĂŞtes vous pas allĂ© trop loin ?
« Celui qui est irresponsable, c’est le Premier ministre. Il n’y a pas de rĂ©unions du gouvernement, pas de comitĂ© ministĂ©riel pour la lĂ©gislation, pas de budget, pas de chef du dĂ©partement du budget, pas de comptable gĂ©nĂ©ral, il y a une allergie mutuelle au sommet de son gouvernement. Il n’y a pas de confiance. Il cache la normalisation avec les EAU au ministère de la dĂ©fense et ministre des Affaires Ă©trangères.
– Nous avons atteint près de 3 400 personnes infectĂ©es, comment lutter contre l’infection si vous appelez les gens Ă ne pas Ă©couter le ministère de la SantĂ© ?
« Le ministère de la SantĂ© n’a pas d’importance, le seul qui prend des dĂ©cisions est le Premier ministre. »
– Mais mĂŞme si, vous aviez raison qu’il n’y a pas de gouvernement et pas de politique et vous dites aux citoyens de ne pas Ă©couter ce qu’on leur dit, comment cela aidera -t-il ?
« Je dis agir selon le bon sens. A partir de dimanche, nous attendions ce qu’il en est avec la dĂ©cision de qu’est-ce qu’une ville rouge. OĂą est la liste ? Quelles restrictions ? Quand commencent-elles ? Retardez tous les jours, c’est une autre dĂ©cision, tout Ă la dernière minute. Le report du budget Ă la dernière minute. Une annĂ©e scolaire, lorsqu’il n’y a pas de politique, doit ĂŞtre conduite selon le bon sens. Le Premier ministre prend des dĂ©cisions qui s’appuient sur des connaissances et des donnĂ©es, mais chaque dĂ©cision est censurĂ©e par Litzman et Deri. »
– Donc selon vous, l’Ă©pidĂ©mie est gouvernĂ©e par le prisme politique de Netanyahu et le dĂ©sir de plaire aux ultra-orthodoxes ?
« C’est d’abord un prisme personnel, la survie personnelle. Deuxièmement, comment maintient-il la coalition ? Il sacrifie la santĂ© publique sur l’autel du maintien de la coalition. C’est ce qui l’intĂ©resse. »
– Vous dites aux gens qu’Ă 19h00 oĂą on leur impose une fermeture de ne pas la respecter ?
« Ce que je dis aux gens, c’est que le bon sens collectif est beaucoup plus intelligent que la manipulation politique du Premier ministre. »
– Alors Ă 19h00, ce soir , au lieu de rester chez soi, il faudra continuer une vie normative ?
« Je dis suivre le bon sens. »
– Qu’est-ce que le bon sens ? Il y a une loi.
« Il n’y a pas de loi. Ce sont des dĂ©cisions gouvernementales. »
– Je pensais qu’en raison de la situation, vous voudriez revenir sur votre dĂ©claration.
« Bien au contraire. Pour le moment, on ne peut pas faire confiance au gouvernement. Il ne fonctionne pas, il a perdu le contrĂ´le, et donc dans une telle situation – chaque maire doit se comporter selon le bon sens. »
– Vous n’avez pas peur de l’anarchie. Le citoyen israĂ©lien va vivre dans le chaos.
« Il vit dans le chaos à cause du gouvernement. »
– Et vous versez plus d’huile sur le feu.
« Non. Lorsque le gouvernement ne fonctionne pas et prend des dĂ©cisions non pas sur la base de donnĂ©es mais sur la base d’intĂ©rĂŞts politiques, ce qui reste au maire et au citoyen ordinaire est de se conduire selon le bon sens. »
– Que proposez-vous comme solution gĂ©nĂ©rale maintenant ?
«Il y a deux dĂ©cisions cruciales Ă prendre. La première consiste Ă transfĂ©rer toutes les responsabilitĂ©s Ă Tsahal, au commandement du front intĂ©rieur et au gouvernement local. L’autre a un budget. Un pays ne peut pas fonctionner sans budget. «Â
– OĂą cela nous mène-t-il ?
« Un Premier ministre est dĂ©terminĂ© Ă emmener le pays aux Ă©lections de mars. Pas Ă cause du corona et pas Ă cause de la crise Ă©conomique. Son procès, la nomination du procureur, d’un conseiller, et du commissaire de police – ce sont les seules choses qui le guident. »





