Emmanuel Macron a déclaré comprendre que des musulmans puissent être « choqués » par les caricatures de Mahomet mais qu’elles ne justifiaient pas la violence, dans un entretien à la chaîne Al-Jazeera.
Selon Le Figaro, Emmanuel Macron a accordé vendredi un entretien de 55 minutes à la chaîne qatarie Al Jazeera, qui doit être diffusé ce samedi à 17 heures.
Le chef de l’État y explique « les valeurs de la RĂ©publique, la libertĂ© de la presse, la libertĂ© de dessiner et de caricaturer » et rĂ©affirme sa volontĂ© de lutter contre le terrorisme sur le territoire national.
«Je comprends qu’on puisse ĂŞtre choquĂ© par des caricatures, mais je n’accepterai jamais qu’on puisse justifier la violence. Nos libertĂ©s, nos droits, je considère que c’est notre vocation de les protĂ©ger »
Selon l’entourage du prĂ©sident de la RĂ©publique l’objectif de ce long entretien est de chercher pour le prĂ©sident de la RĂ©publique à «expliquer sa vision de manière apaisĂ©e » avec la volontĂ© de dĂ©montrer que « ses propos sur la lutte contre les sĂ©paratismes sont dĂ©formĂ©s et ceux sur les caricatures souvent caricaturĂ©s »
Il s’agit de « contrer les contre-vĂ©ritĂ©s, plutĂ´t que de les laisser prospĂ©rer et rĂ©expliquer les fondements du modèle rĂ©publicain», souligne son entourage.
Dans l’entretien, Emmanuel Macron souligne notamment, selon Al-Jazeera, que les caricatures n’ont pas Ă©tĂ© publiĂ©es par le gouvernement, mais par des journaux libres et indĂ©pendants.
Le 22 octobre, au cours de l’ hommage national Ă Samuel Paty, le chef de l’Etat avait dĂ©clarĂ©: « Nous dĂ©fendrons la libertĂ© (…) et nous porterons la laĂŻcitĂ©, nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins, mĂŞme si d’autres reculent ».
Ses propos avaient déclenché un flot de critiques dans de nombreux pays à majorité musulmane, où des appels à boycotter les produits français et à manifester ont été lancés.




