Mike Pompeo devrait devenir le premier secrĂ©taire d’État amĂ©ricain Ă visiter une ville israĂ©lienne en JudĂ©e-Samarie. La visite de Pompeo est une preuve supplĂ©mentaire de la position pro-israĂ©lienne de l’administration Trump
L’occupation allĂ©guĂ©e
Quelques semaines après son entrĂ©e Ă la Maison Blanche, Trump a dĂ©clarĂ© que les États-Unis ne soutenaient plus une solution Ă deux États, alors qu’il accueillait le Premier ministre Benjamin Netanyahu Ă Washington le 15 fĂ©vrier 2017 pour la première de nombreuses visites.
En mars, son ambassadeur Ă l’ONU, Nikki Haley, a dĂ©clarĂ© que « le temps de battre IsraĂ«l Ă l’ONU est rĂ©volu ».
Deux mois plus tard, Trump s’est rendu en IsraĂ«l, devenant le premier dirigeant amĂ©ricain assis Ă prier au Mur du Kottel dans la vieille ville.
En septembre, l’ambassadeur amĂ©ricain en IsraĂ«l a provoquĂ© une manifestation faisant rĂ©fĂ©rence Ă la « prĂ©tendue occupation » des territoires palestiniens.
JĂ©rusalem, la capitale d’IsraĂ«l
Etats-Unis : « on ne peut pas imaginer que le Mur du Kottel ne fasse pas partie d’IsraĂ«l ».
Le 6 dĂ©cembre, Trump a reconnu la capitale d’IsraĂ«l, JĂ©rusalem, comme siège du gouvernement de l’État juif.
La décision a été condamnée par la communauté internationale. Les Arabes qui ont commencé à se qualifier de «Palestiniens» depuis 1967 ont protesté contre la décision et ont rompu leurs liens avec les États-Unis.
Le 14 mai 2018, les États-Unis ont déplacé leur ambassade de Tel Aviv à Jérusalem.
Le mĂŞme jour, au moins 60 islamistes de Gaza sont tuĂ©s alors qu’ils tentaient d’envahir IsraĂ«l, dans le cadre d’une campagne mĂ©diatique baptisĂ©e «Marche du retour», dont le but, selon le chef du Hamas Yahya Siwar, Ă©tait «d’entrer dans les maisons juives et d’arracher leur cĹ“ur de leur corps ».
Le prĂ©sident de l’AutoritĂ© palestinienne, Mahmoud Abbas, a dĂ©clarĂ© que Washington n’Ă©tait plus «apte» Ă ĂŞtre un intermĂ©diaire honnĂŞte au Moyen-Orient.
Couper les fonds Ă l’AutoritĂ© palestinienne
Les États-Unis ont dĂ©clarĂ© qu’ils ne financeront plus l’Agence des Nations Unies pour les rĂ©fugiĂ©s palestiniens (UNRWA) le 31 aoĂ»t, une semaine après avoir rĂ©duit de 200 millions de dollars (170 millions d’euros) l’aide aux Palestiniens.
Dix jours plus tard, la mission palestinienne à Washington, son ambassade de facto, a fermé ses portes.
Les hauteurs du Golan
Trump a reconnu les hauteurs du Golan comme le territoire lĂ©gitime d’IsraĂ«l, capturĂ© Ă la Syrie après l’attaque arabe massive de 1967. Il a signĂ© le dĂ©cret avec Netanyahu Ă la Maison Blanche le 25 mars 2019.
La dĂ©cision a Ă©tĂ© condamnĂ©e par la communautĂ© internationale, qui ne reconnaĂ®t pas l’accaparement des terres, tandis que la Syrie la qualifie d’attaque flagrante contre sa souverainetĂ©.
Les «cartes conceptuelles» du plan de paix de Trump
Suppression du terme illégitime : « Occupation »
Le 18 novembre, les États-Unis ont dĂ©clarĂ© qu’ils ne considĂ©raient pas les colonies israĂ©liennes en JudĂ©e et en Samarie comme illĂ©gales.
Le plan de paix de Trump
Il permet Ă l’Etat juif d’appliquer sa souverainetĂ© Ă des parties clĂ©s de la JudĂ©e et de la Samarie, avec JĂ©rusalem comme capitale «indivise» d’IsraĂ«l.
Les États arabes reconnaissent Israël
Les Émirats arabes unis et Bahreïn ont normalisé leurs relations diplomatiques avec Israël en grande pompe à la Maison Blanche le 15 septembre.
Les Palestiniens disent avoir été «poignardés dans le dos» par leurs anciens alliés dans les Etats arabes.
Le 23 octobre, Trump a annoncé que le Soudan normalisait également ses relations avec Israël.





