Le journaliste dissident iranien Ruhollah Zam, reconnu coupable d’avoir fomentĂ© des violences lors des manifestations antigouvernementales de 2017, a Ă©tĂ© exĂ©cutĂ© samedi, a rapportĂ© la tĂ©lĂ©vision d’Etat iranienne.
La Cour suprĂŞme iranienne a confirmĂ© la condamnation Ă mort de Ruhollah Zam, qui a Ă©tĂ© capturĂ© en 2019 après des annĂ©es d’exil. Sa chaine Telegram Amadnews comptait plus d’un million de followers.
La chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision d’Etat Seda va Sima a dĂ©clarĂ© samedi que Ruhollah Zam, « directeur du rĂ©seau contre-rĂ©volutionnaire Amadnews, a Ă©tĂ© pendu ce matin ».
La France et des groupes de dĂ©fense des droits de l’homme ont condamnĂ© la dĂ©cision de la Cour suprĂŞme.
Fils d’un religieux chiite pro-rĂ©forme, Zam a fui l’Iran et a obtenu l’asile en France.
En octobre 2019, le Corps des gardiens de la rĂ©volution iranien a dĂ©clarĂ© qu’ils avaient attrapĂ© Ruhollah Zam dans une « opĂ©ration complexe utilisant des canulars du renseignement ». Il n’a pas prĂ©cisĂ© oĂą l’opĂ©ration avait eu lieu.
Les autoritĂ©s iraniennes ont accusĂ© les États-Unis, ainsi que l’Arabie saoudite, sa rivale rĂ©gionale de TĂ©hĂ©ran, et les opposants au gouvernement vivant en exil, d’avoir attisĂ© les troubles, qui ont commencĂ© Ă la fin de 2017 lorsque les manifestations rĂ©gionales contre les difficultĂ©s Ă©conomiques rĂ©pandues dans tout le pays.
Les autoritĂ©s ont dĂ©clarĂ© que 21 personnes avaient Ă©tĂ© tuĂ©es pendant les Ă©meutes et que des milliers avaient Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©es. Les Ă©meutes ont Ă©tĂ© parmi les pires que l’Iran ait connues depuis des dĂ©cennies et ont Ă©tĂ© suivies par des manifestations encore plus meurtrières l’annĂ©e dernière contre la hausse des prix du carburant.
L’Ă©mission Amadnews de Ruhollah Zam a Ă©tĂ© suspendue par le service de messagerie Telegram en 2018 pour incitation prĂ©sumĂ©e Ă la violence, mais est rĂ©apparue sous un autre nom.




