L’AutoritĂ© palestinienne dĂ©clare que « l’accord du siècle » de Trump n’est plus sur la table

De l’AutoritĂ© Palestinienne (AP) ils ont assurĂ© avoir reçu des signaux du nouveau gouvernement de Joe Biden aux Etats-Unis dans le sens que le plan de paix de l’ancien prĂ©sident Donald Trump, mieux connu sous le nom de « Deal of the Century « , n’est plus sur la table. Selon Ahmad Majdalani, un haut responsable de l’AP, la Maison Blanche a annoncĂ© qu’elle s’opposait Ă  l’annexion israĂ©lienne de territoires en JudĂ©e Samarie.

Tel que citĂ© par la tĂ©lĂ©vision d’État israĂ©lienne sur son site Web, Majdalani a assurĂ© que les États-Unis avaient exprimĂ© leur dĂ©sir de rouvrir les bureaux de l’Organisation de libĂ©ration de la Palestine (OLP) Ă  Washington, du consulat amĂ©ricain Ă  JĂ©rusalem-Est et de reprendre leur soutien financier Ă  l’UNRWA.

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Pour sa part, le secrĂ©taire de la Ligue arabe, Ahmad Abou Gheit, a exhortĂ© le gouvernement amĂ©ricain Ă  restaurer la confiance de l’AutoritĂ© palestinienne dans le processus politique, qui, selon lui, est le seul moyen de rĂ©pondre aux espoirs nationaux de crĂ©ation d’un État indĂ©pendant. basĂ© sur les 67 frontières.

Dans un article publié dans le quotidien a-Sharq al-Awsat, Abou Gheit a exprimé son espoir que la nouvelle administration américaine rétablirait la confiance dans les États-Unis en tant que médiateur équitable du processus de paix.

Dans ce contexte, il a souligné que les récents accords de paix entre Israël et certains pays arabes devraient créer une atmosphère positive de confiance, ce qui contribuera à résoudre le problème central qui est à la racine du conflit. « La partie israélienne ne devrait pas supposer que ces accords sont une alternative à la résolution des conflits et à la solution à deux États », a-t-il déclaré.

Le jour oĂą Biden a assumĂ© la prĂ©sidence, le compte Twitter de l’ambassade amĂ©ricaine en IsraĂ«l a vu sa biographie modifiĂ©e et elle a Ă©tĂ© revue lĂ -bas : «Ambassadeur des Etats-Unis en IsraĂ«l, Ă  Gaza et en Cisjordanie», selon la tĂ©lĂ©vision d’Etat israĂ©lienne (KAN). Après avoir Ă©tĂ© reflĂ©tĂ© dans la presse locale, il a Ă©tĂ© rapidement modifiĂ© et est revenu Ă  son initial : «Ambassade en IsraĂ«l».

Des secteurs diplomatiques de Washington, ils ont indiquĂ© Ă  la tĂ©lĂ©vision d’État israĂ©lienne (KAN) qu’il ne s’agissait pas d’un changement de politique rĂ©gionale. Ils ont Ă©galement prĂ©cisĂ© qu’il n’y aura pas non plus de changement Ă  l’avenir.

Pendant ce temps, des responsables de la nouvelle administration Biden ont soulignĂ© Ă  ce moment-lĂ  dans des conversations Ă  huis clos que « en ce qui concerne les relations israĂ©lo-palestiniennes et la politique de l’administration concernant l’objectif Ă  l’heure actuelle, il s’agit d’empĂŞcher Netanyahu d’aggraver la situation avec les Palestiniens. »

De plus, ils ont rĂ©vĂ©lĂ© que la direction comprend actuellement qu’elle ne pourra pas apporter de changements significatifs, donc l’objectif principal Ă  ce stade est de calmer les choses.

Comme l’a soulignĂ© le nouveau prĂ©sident, Biden pense que le meilleur moyen de prĂ©server le caractère juif d’IsraĂ«l est de donner aux Palestiniens l’État qu’ils mĂ©ritent, et la solution est basĂ©e sur deux États. Cependant, ils ont soulignĂ© qu’il Ă©tait difficile de voir des progrès Ă  cet Ă©gard.

Les dĂ©tracteurs du nouveau prĂ©sident, comme le sĂ©nateur rĂ©publicain Rick Scott de Floride, ont rapidement accusĂ© la nouvelle administration de manifester « l’hostilitĂ© envers IsraĂ«l ».

« Il n’y a pas de pays en Cisjordanie ou Ă  Gaza, seulement des territoires sur lesquels IsraĂ«l est prĂŞt depuis des dĂ©cennies Ă  nĂ©gocier sa souverainetĂ© mais qui n’ont Ă©tĂ© confrontĂ©s qu’Ă  l’hostilitĂ© et au terrorisme », a-t-il tweetĂ©.

Le bref changement de nom a Ă©galement suscitĂ© la condamnation de certains Palestiniens, qui ne veulent pas que la Cisjordanie et Gaza soient sous les mĂŞmes auspices qu’IsraĂ«l. «Sommes-nous rĂ©duits Ă  la Cisjordanie et Ă  Gaza ? Pas mĂŞme la courtoisie des territoires palestiniens occupĂ©s, qui est conforme au droit international ? » a protestĂ© sur Twitter le directeur exĂ©cutif de l’Institut palestinien de diplomatie publique, Salem Barahmeh. «Nous devrions avoir honte si nous attendons quelque chose de plus de cette administration. Il est dommage que nous laissions notre projet national en arriver lĂ  », a-t-il ajoutĂ©.

Moins de deux heures après son premier changement, le compte de l’ambassade n’avait plus la Cisjordanie et Gaza Ă  son nom. La biographie du compte prĂ©cise toujours que l’UnitĂ© des affaires palestiniennes relève de sa compĂ©tence.

Biden a dĂ©clarĂ© son intention de redĂ©marrer les relations avec l’AutoritĂ© palestinienne, que Ramallah a interrompues après que Trump a reconnu JĂ©rusalem comme la capitale d’IsraĂ«l. Cependant, le changement de nom de mercredi a semblĂ© ĂŞtre une erreur d’un membre du personnel de l’ambassade, plutĂ´t qu’une action reprĂ©sentative d’un changement de politique le premier jour d’administration.