Les mĂ©dias albanais ont rapportĂ© aujourd’hui que tĂ´t le matin, des diplomates iraniens ont brĂ»lĂ© des documents près de l’ambassade d’Iran. La veille, le Premier ministre albanais avait annoncĂ© que les relations diplomatiques avec l’Iran avaient Ă©tĂ© rompues et que les diplomates devaient quitter le pays dans les 24 heures.
Des passants devant l’ambassade d’Iran ont trouvĂ© aujourd’hui ses employĂ©s en train de brĂ»ler des documents dans un tonneau en mĂ©tal dans l’arrière-cour. Un jour plus tĂ´t, le Premier ministre albanais Edi Rama a publiĂ© un message vidĂ©o dans lequel il a dĂ©clarĂ© avoir ordonnĂ© aux diplomates et au personnel iraniens de fermer l’ambassade et de quitter le pays dans les 24 heures.Â
Rama a accusĂ© les pirates iraniens d’une cyberattaque contre des serveurs gouvernementaux qui « menaçait de paralyser les services gouvernementaux, de dĂ©truire des bases de donnĂ©es, d’infiltrer des documents gouvernementaux, de voler des courriels internes du gouvernement et de crĂ©er le chaos et l’anarchie dans le pays ».
Selon le Premier ministre albanais, une enquĂŞte approfondie a montrĂ© que la cyberattaque massive lancĂ©e le 15 juillet Ă©tait organisĂ©e et parrainĂ©e par l’Iran, et la partie albanaise a reçu des preuves sans Ă©quivoque que les autoritĂ©s iraniennes « ont engagĂ© quatre groupes de pirates informatiques pour prĂ©parer une attaque contre l’Albanie ». . »
Washington, l’alliĂ© le plus proche de l’Albanie (l’Albanie est membre de l’OTAN), a Ă©galement blâmĂ© l’Iran pour l’attaque et s’est engagĂ© à « prendre des mesures pour tenir l’Iran responsable des actions qui menacent la sĂ©curitĂ© d’un alliĂ© amĂ©ricain ». La porte-parole du Conseil de sĂ©curitĂ© nationale, Adrienne Watson, a dĂ©clarĂ© dans un communiquĂ© que les membres de l’OTAN prendront une dĂ©cision, y compris l’Ă©ventuelle invocation de « l’article 5 » du traitĂ© de l’Atlantique Nord, qui stipule que toute attaque contre un ou plusieurs membres de l’OTAN en Europe ou en AmĂ©rique du Nord constitue agression contre eux, tout le monde.
La mĂŞme position a Ă©tĂ© exprimĂ©e par le ministère britannique des Affaires Ă©trangères, qui a dĂ©clarĂ© qu’une cyberattaque est inacceptable et que TĂ©hĂ©ran sera tenu responsable de ses actes.
Ă€ son tour, TĂ©hĂ©ran a fermement condamnĂ© la dĂ©cision de l’Albanie de rompre les relations diplomatiques, qualifiant les dĂ©clarations de Rama d' »accusations sans fondement ».




