En IsraĂ«l, il y a une pĂ©nurie catastrophique de professeurs d’oulpan pour l’Ă©tude de l’hĂ©breu pour les rapatriĂ©s. En 2022, 74 400 rapatriĂ©s sont arrivĂ©s dans le pays, principalement de Russie et d’Ukraine. Cependant, selon la Commission de l’Ă©ducation de la Knesset, seul un tiers des nouveaux arrivants, soit 24 400, ont Ă©tudiĂ© dans 84 ulpans l’annĂ©e dernière.533 professeurs d’hĂ©breu y travaillaient. C’est très peu – les ulpans manquent de 88 enseignants. Ainsi, 3 677 rapatriĂ©s sont en ligne pour suivre des cours d’hĂ©breu.
Les membres de la commission de l’Ă©ducation discuteront de cette situation aujourd’hui. Le problème est que les professeurs d’hĂ©breu pour les rapatriĂ©s n’Ă©taient pas inclus dans la convention collective entre le ministère des Finances et les enseignants, rapporte Israel Hayom . En consĂ©quence, ils reçoivent un maigre salaire. Beaucoup moins que leurs homologues des Ă©coles.Â
Ainsi, un enseignant novice de l’oulpan titulaire d’un premier diplĂ´me perçoit environ 3 000 shekels Ă pleine charge de travail, soit près de deux fois moins que le salaire minimum. Ce n’est qu’après plusieurs dĂ©cennies de travail que leur salaire atteint un maximum de 6 336 shekels. Avec le second degrĂ©, les choses ne vont guère mieux : le salaire maximum dans ce cas est de 6789 shekels. À ces salaires s’ajoutent des augmentations liĂ©es Ă la formation avancĂ©e, ainsi qu’un paiement supplĂ©mentaire du ministère d’un montant de 536 shekels. Mais, selon le journal, les enseignants de l’oulpan ne bĂ©nĂ©ficieront plus de cette augmentation en janvier du fait qu’ils ne sont pas inclus dans la convention collective.
La publication cite le directeur adjoint de l’Oulpan Gordon de Tel-Aviv, selon lequel, en 2022, 10 000 personnes de plus ont Ă©tudiĂ© dans les oulpans du pays que l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, et le nombre d’enseignants cette annĂ©e a diminuĂ©. Qui ira travailler pour un tel salaire ? La qualitĂ© de l’enseignement pour 3 Ă 4 000 Ă temps plein n’est Ă©videmment pas non plus la plus Ă©levĂ©e.Â
La pĂ©nurie de professeurs d’hĂ©breu rend difficile l’intĂ©gration de milliers de personnes dans la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne et leur entrĂ©e sur le marchĂ© du travail. En raison du retard de l’ulpan, beaucoup courent le risque de se retrouver sans langue du tout. Les rapatriĂ©s en première annĂ©e reçoivent des avantages qui leur permettent de se concentrer sur l’apprentissage de l’hĂ©breu. Dans un an, lorsqu’ils devront travailler Ă plein temps, beaucoup ne se soucieront plus de la langue, mĂŞme si les oulpans resteront gratuits pour eux.





