Accueil ActualitĂ© en IsraĂ«l Le père d’Emmanuel Moreno : « Nos enfants se sont battus et sont...

Le père d’Emmanuel Moreno : « Nos enfants se sont battus et sont morts ensemble, les parents comme les hommes politiques doivent venir « 

La semaine prochaine, des centaines de cĂ©rĂ©monies commĂ©moratives auront lieu dans les cimetières Ă  la mĂ©moire de ceux qui sont tombĂ©s dans la guerre et les attentats d’IsraĂ«l. Les leaders de la contestation contre la rĂ©forme lĂ©gislative ont annoncĂ© que la prĂ©sence de membres de la Knesset et de ministres n’est pas souhaitable.

Ilan Moreno, le père du lieutenant-colonel Emmanuel Moreno, tombé pendant la Seconde Guerre du Liban, a affirmé que tout le monde devrait participer aux cérémonies, même ceux qui envoient les garçons au combat.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

« Cette conversation me blesse, elle nous blesse, elle nous blesse, elle blesse toutes les familles endeuillĂ©es », a dĂ©clarĂ© Moreno Ă  la radio 103FM. « Je suppose que tout le peuple d’IsraĂ«l, non seulement est autorisĂ© et a le droit de se rendre dans les cimetières militaires, c’est son devoir, remercier les morts, il faut s’unir ce jour-lĂ  et venir. Cela inclut tout le monde, en particulier les politiciens qui donnent l’ordre Ă  nos fils d’aller se battre et de se battre, donc peu importe la position politique de ce politicien, je suppose que nous devrions tous le faire.  Je ne dĂ©nie pas Ă  chacun son droit de venir remercier les morts. Je suppose que de nombreuses familles endeuillĂ©es pensent comme moi, mĂŞme si elles ne s’organisent pas pour protester, la plupart des familles endeuillĂ©es se taisent.

Il a Ă©galement Ă©voquĂ© l’opposition d’une poignĂ©e de familles endeuillĂ©es Ă  Beer Sheva Ă  l’arrivĂ©e du ministre de la SĂ©curitĂ© nationale Itamar Ben Gvir. « Mes fils sont Ă  JĂ©rusalem, donc je ne peux pas parler la langue des familles endeuillĂ©es de Be’er Sheva, je me souviens simplement que pas mal de politiciens n’ont pas servi dans l’IDF et par leur dĂ©cision nous sommes allĂ©s au combat, peu importe de quels partis », a-t-il notĂ©. « Nous respectons le gouvernement en tant que soldats, nous respectons la dĂ©cision de tout gouvernement, surtout quand il a Ă©tĂ© Ă©lu et non quand il a pris le pouvoir par la force, pas que cela se soit produit. »

« Il est possible qu’il puisse l’Ă©viter, c’est sa dĂ©cision, mais c’est aussi leur dĂ©cision », a-t-il notĂ©. « Je veux dire, je ne veux pas ĂŞtre Ă  la place de ces familles. En gĂ©nĂ©ral, il est très difficile d’ĂŞtre Ă  la place d’une famille endeuillĂ©e et de venir la juger. Dieu m’en garde, je ne juge pas leur dĂ©cision, je ne voudrais pas entrer dans ce sujet. C’est dommage que nous soyons arrivĂ©s Ă  ces jours-ci, notre force est dans notre unitĂ© , surtout en ce jour. ĂŠtre en dĂ©saccord les uns avec les autres est certainement autorisĂ©, je suppose que les intentions de chacun sont bonnes. »

En ce qui concerne la dĂ©claration du ministre de la DĂ©fense selon laquelle interdire aux politiciens d’entrer dans le cimetière ce jour-lĂ  Ă©quivaut Ă  plier le drapeau israĂ©lien, il a convenu : « Si les Ă©lus d’IsraĂ«l ont Ă©tĂ© Ă©lus par le public, alors c’est le pliage du drapeau d’un peuple qui Ă©lu n’importe quel gouvernement et peu importe quand et quel gouvernement. Notre force est dans notre unitĂ© et seulement .nChacun respecte simplement que l’autre a donnĂ© la prĂ©fĂ©rence Ă  l’axe qu’il voulait, l’un a donnĂ© la prĂ©fĂ©rence au peuple d’IsraĂ«l, l’autre a donnĂ© la prĂ©fĂ©rence Ă  la terre d’IsraĂ«l et celui-ci donne la prĂ©fĂ©rence Ă  la Torah d’IsraĂ«l et chacun donne sa prĂ©fĂ©rence, et notre force est dans le fait que nous sommes unis. »

« A cette époque, nous les avons construits côte à côte. Que ferons-nous? Construirons-nous différentes parcelles pour les soldats sur le mont Herzl? Chacun selon sa préférence politique? Ils se sont battus ensemble, et sont enterrés ensemble, les parents doivent simplement être unis , au moins ce jour-là, alors vous pouvez être en désaccord les uns avec les autres, mais avec respect. La règle est que ce jour-là, soyez simplement ensemble et unis, pour remercier les garçons qui sont tombés ensemble et se sont couchés ensemble », a finalement précisé Moreno.