La poursuite de la guerre Ă Gaza entraĂ®nera une « explosion rĂ©gionale », a dĂ©clarĂ© aujourd’hui le ministre iranien des Affaires Ă©trangères, Hossein Amirabdollahian, au Forum de Doha, tout en expliquant que la portĂ©e du conflit s’Ă©tait dĂ©jĂ Ă©tendue au Liban et au YĂ©men.
« Ă€ tout moment, il y a la possibilitĂ© d’une explosion majeure dans la rĂ©gion, qu’aucun parti ne peut contrĂ´ler », a-t-il dĂ©clarĂ© lors d’un entretien virtuel menĂ© par Becky Anderson de CNN, par l’intermĂ©diaire d’un traducteur anglais.
Le ministre des Affaires Ă©trangères a citĂ© les attaques contre des bases amĂ©ricaines en Irak et en Syrie, les attaques des Houthis contre des navires dans la mer Rouge et les violences Ă la frontière nord d’IsraĂ«l comme preuve que le conflit rĂ©gional s’Ă©tait Ă©tendu au-delĂ de la frontière israĂ©lienne.
« Au moins chaque semaine, nous recevons un message des États-Unis nous informant que les bases amĂ©ricaines en Syrie et en Irak sont la cible de certains groupes », a dĂ©clarĂ© Amirabdollahian. Ces groupes « dĂ©fendent le peuple arabe et musulman de Gaza ; « C’est pourquoi ils attaquent les bases amĂ©ricaines en Syrie et en Irak. »
IsraĂ«l, qui, selon lui, est essentiellement un reprĂ©sentant rĂ©gional des États-Unis qui ne peut ĂŞtre considĂ©rĂ© comme un État, ne peut pas vaincre le Hamas mĂŞme s’il le combat pendant les dix prochaines annĂ©es, a dĂ©clarĂ© Amirabdollahian.
« Le Hamas est prêt à se battre pendant des années et peut produire et acquérir des armes », a-t-il expliqué.
Le ministre iranien des Affaires Ă©trangères a dĂ©clarĂ© que l’attaque Ă©tait une consĂ©quence directe de la crĂ©ation d’IsraĂ«l il y a 75 ans, expliquant que le territoire Ă l’intĂ©rieur de ses frontières Ă©tait considĂ©rĂ© comme une terre palestinienne occupĂ©e.
« Nous ne reconnaissons pas Israël en tant que gouvernement. C’est une puissance occupante depuis 75 ans », a déclaré Amirabdollahian tout en appelant les États-Unis à « abandonner leur soutien inconditionnel et inébranlable à Israël ».
Le Hamas est « un mouvement de libération contre » cette occupation, a-t-il déclaré. L’Iran soutient des « groupes de résistance » comme le Hamas qui œuvrent à la libération du territoire palestinien, a-t-il expliqué, ajoutant que cela inclut également le Hezbollah et le Jihad islamique.
Abordant le conflit israĂ©lo-palestinien en gĂ©nĂ©ral, Amirabdollahian a dĂ©clarĂ© que la meilleure solution serait d’organiser un rĂ©fĂ©rendum devant les rĂ©sidents juifs, chrĂ©tiens et musulmans de ce territoire pour leur demander quelle devrait ĂŞtre, selon eux, la rĂ©solution.
Mais il a précisé que l’Iran ne croit pas à une résolution à deux États du conflit israélo-palestinien et, selon lui, Israël non plus. « Téhéran veut voir un État palestinien sur tout ce territoire et le Premier ministre Benjamin Netanyahu veut que tout fasse partie d’Israël », a-t-il souligné.
« La seule chose que nous avons en commun est qu’aucun de nous ne croit à une solution à deux États », a-t-il conclu.
Amirabdollahian a accusé Israël de vouloir expulser de force les Palestiniens de Gaza vers l’Égypte et ceux de Cisjordanie vers la Jordanie.





