Après la dĂ©cision de la Cour suprĂŞme d’accepter la requĂŞte contre la loi sur le caractère raisonnable , les responsables du Likoud n’abandonnent pas et se prĂ©parent pour la prochaine Ă©tape : « Une loi beaucoup plus douce sera promulguĂ©e, qui si elle parvient Ă la Haute Cour – ne sera pas invalidé », ont dĂ©clarĂ© des responsables du Likoud Ă Ma’ariv.
« Sans la guerre, la Knesset aurait annoncĂ© le lendemain matin qu’elle respectait la dĂ©cision de la Haute Cour et qu’elle promouvait donc la loi modĂ©rĂ©e que nous avions l’intention de faire adopter, s’il n’y avait pas eu la provocation de la protestation . Le moment n’est pas venu pour cela, mais ce moment viendra après la guerre. «Â
Le verdict indique que la conclusion est que ce tribunal est « la partie appropriĂ©e pour se protĂ©ger contre toute violation des limites de l’autoritĂ© constitutive de la Knesset, ce qui, Ă mon avis, dĂ©coule de l’essence de son rĂ´le. Le tribunal est chargĂ© de la protection des droits fondamentaux et les concepts et valeurs de la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne et il sert de « principal outil pour garantir l’existence et le respect de la constitution ».
Il est en outre Ă©crit : « Il faut souligner qu’en IsraĂ«l aujourd’hui, il n’y a aucun organe autre que le tribunal, qui n’est pas impliquĂ© dans la promulgation des normes constitutionnelles, qui a la capacitĂ© d’agir comme un « frein externe » contre la violation des limites de l’autoritĂ© constituante.
« Dans les situations oĂą une loi fondamentale ou un amendement Ă une loi fondamentale a Ă©tĂ© promulguĂ© alors qu’il dĂ©passait clairement les limites de l’autoritĂ© constitutive de la Knesset, aucune norme constitutionnelle valide n’a Ă©tĂ© créée. En d’autres termes, Ă cĂ´tĂ© d’autres conditions qui ont Ă©tĂ© examinĂ©es jusqu’Ă prĂ©sent, y compris le respect des exigences procĂ©durales telles que la modification d’une loi fondamentale par une certaine majoritĂ© et l’identification de la norme Comme on le retrouve effectivement dans la hiĂ©rarchie constitutionnelle (conformĂ©ment Ă la doctrine de l’abus de l’autoritĂ© constituante) – il faut vĂ©rifier que l’autoritĂ© constituante a agi dans le cadre de son autoritĂ© lors de sa crĂ©ation. Dans la mesure oĂą l’autoritĂ© constituante a outrepassĂ© son autoritĂ©, le pouvoir du tribunal de procĂ©der Ă un contrĂ´le judiciaire repose sur le fait qu’aucune norme constitutionnelle valide n’a Ă©tĂ© créée qui puisse ĂŞtre reconnue comme supĂ©rieure aux autres normes ».
En outre, le prĂ©sident Hayut a rejetĂ© l’interprĂ©tation de la Knesset, parce qu’elle souhaitait revenir Ă la logique originale et limitĂ©e du caractère raisonnable : « Examiner la signification linguistique du terme « caractère raisonnable », tel qu’il s’est dĂ©veloppĂ© et s’est enracinĂ© au fil des annĂ©es dans la dĂ©cision de cette Cour en ce qui concerne le contrĂ´le judiciaire de la manière dont le pouvoir discrĂ©tionnaire de l’AutoritĂ© est exercĂ©, et illustre qu’en l’absence d’un ancrage linguistique explicite pour cela, il n’est plus possible de sĂ©parer les diffĂ©rents aspects du motif. Le terme « caractère dĂ©raisonnable » signifie Ă©galement, entre autres choses, absurditĂ©. Par consĂ©quent, l’annulation du motif de caractère raisonnable dans la rĂ©duction Ă©tablie par l’amendement et concernant l’identitĂ© du dĂ©cideur, conduit inĂ©vitablement Ă son annulation. »





