Le Times of Israel a rapporté que les deux principaux partenaires « d’extrĂŞme droite » du Premier ministre Benjamin Netanyahu ont approuvĂ© lundi la reconstruction des « colonies » dans la bande de Gaza et l’encouragement de « l’Ă©migration volontaire » des Palestiniens. (Vous remarquerez les mots qui sont utilisĂ©s par le Times Of Israel…un journal israĂ©lien)
S’exprimant lors des rĂ©unions des factions respectives de leurs partis Ă la Knesset, le ministre de la SĂ©curitĂ© nationale Itamar Ben Gvir et le ministre des Finances Bezalel Smotrich ont prĂ©sentĂ© la migration des civils palestiniens comme une solution au conflit de longue durĂ©e et comme une condition prĂ©alable pour assurer la stabilitĂ© nĂ©cessaire pour permettre aux rĂ©sidents de du sud d’IsraĂ«l Ă rentrer chez eux.
La guerre présente une « opportunité de se concentrer sur l’encouragement à la migration des habitants de Gaza », a déclaré Ben Gvir aux journalistes et aux membres de son parti Otzma Yehudit, qualifiant une telle politique de « solution correcte, juste, morale et humaine ».
La « bonne solution » au conflit israĂ©lo-palestinien actuel est « d’encourager la migration volontaire des habitants de Gaza vers des pays qui accepteront d’accueillir les rĂ©fugiĂ©s », a dĂ©clarĂ© Smotrich aux membres de son parti, le Sionisme religieux.
Qu’y a-t-il de mal à permettre aux Gazaouis qui le souhaitent d’émigrer ?
Il ne s’agit pas d’un « transfert » involontaire. Ce n’est pas le projet de Meir Kahane d’envoyer les Arabes par camion. Il s’agit simplement de permettre à ceux qui le souhaitent de partir.
Nous savons que des centaines de Gazaouis ont risqué leur vie pour rejoindre l’Europe par bateau. De toute évidence, beaucoup souhaitent quitter le secteur.
Le sondage PCPSR auprès des Palestiniens de juin dernier a rĂ©vĂ©lĂ© que 29 % des habitants de Gaza souhaitent Ă©migrer.Â
Mais les Etats-Unis ont réagi durement :
Les États-Unis rejettent les récentes déclarations des ministres israéliens Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir plaidant en faveur de la réinstallation des Palestiniens en dehors de Gaza. Cette rhétorique est incendiaire et irresponsable. Le gouvernement israélien, y compris le Premier ministre, nous a dit à maintes reprises et de manière constante que de telles déclarations ne reflétaient pas la politique du gouvernement israélien. Ils devraient arrêter immédiatement.
Nous avons été clairs, cohérents et sans équivoque sur le fait que Gaza est une terre palestinienne et restera une terre palestinienne, avec le Hamas qui n’a plus le contrôle de son avenir et sans aucun groupe terroriste capable de menacer Israël. C’est l’avenir que nous recherchons, dans l’intérêt des Israéliens et des Palestiniens, de la région environnante et du monde.
Si près d’un tiers des Gazaouis souhaitent s’installer ailleurs, est-ce irresponsable ? Évidemment pas. Mais d’une manière ou d’une autre, lorsque les législateurs d’extrême droite en Israël sont d’accord avec eux, cela devient irresponsable.
Gaza est surpeuplée et pauvre. Sans un changement radical, son avenir est sombre. Des Palestiniens ambitieux émigrent à travers le monde depuis 1948. Beaucoup se sont établis et ont réussi. Quel est le problème avec ça?
 Évidemment, Smotrich et Ben Gvir seraient heureux si 100 % des Gazaouis allaient ailleurs. Mais malgré tous leurs défauts, ils ne préconisent pas de jeter les Palestiniens à la mer, comme les Arabes menacent les Juifs depuis 75 ans . Et aucun des autres Israéliens qui ont lancé l’idée d’une réinstallation volontaire des habitants de Gaza ailleurs dans le monde ne le fait non plus.
Personne ne serait trop contrariĂ© si l’Arabie Saoudite offrait aux Juifs israĂ©liens un million de dollars pour qu’ils s’installent ailleurs. Près d’un Gazaoui sur trois n’a mĂŞme pas besoin d’une incitation monĂ©taire : ils dĂ©mĂ©nageraient gratuitement si seulement un pays les laissait entrer pour devenir citoyens.
Quelque chose qui serait considéré comme un droit de l’homme dans tout autre contexte est considéré comme vaguement raciste lorsque les Juifs le soutiennent. Et c’est là le véritable sectarisme.






