Alors que l’opération « Shaagat HaAri » continue de redessiner la carte sécuritaire du Moyen-Orient, l’escalade régionale semble désormais dépasser les frontières d’Israël et de l’Iran. La mannequin israélienne Cindy Chadi a partagé sur ses réseaux sociaux des images inquiétantes depuis Dubaï, affirmant qu’un missile iranien serait tombé à proximité de l’hôtel où elle séjourne.
« Juste à côté de notre hôtel »
Dans une vidéo publiée en story Instagram, on aperçoit une épaisse colonne de fumée noire s’élevant entre les gratte-ciel emblématiques de l’émirat. En légende, un message bref mais révélateur de la panique : « ליד המלון שלנו!!! » — « À côté de notre hôtel !!! ».
Ce qui devait être un séjour de détente dans l’une des destinations les plus luxueuses du Golfe s’est transformé en scène de tension extrême. Selon son témoignage, les explosions se seraient succédé au fil des heures.
« Les bombardements ne s’arrêtent pas »
Après la sortie du Shabbat, Cindy Chadi a publié un message plus détaillé décrivant une atmosphère d’inquiétude grandissante :
« Les bombardements ici ne s’arrêtent pas. Il y a eu une grande explosion. Tout le monde est dans une inconscience totale. Il n’y a pas d’abri et les gens continuent normalement — il n’y a même pas de consignes. L’aéroport est fermé. Mais Dieu est avec nous. »
Son récit met en lumière un élément central : contrairement à Israël, où les infrastructures de protection civile sont développées (abris publics, pièces sécurisées, alertes anticipées), Dubaï ne dispose pas de système de défense civile structuré pour faire face à des frappes balistiques de ce type.
Une ville brillante, mais vulnérable
Émirats arabes unis, et particulièrement Dubaï, sont historiquement considérés comme des zones stables du Golfe. Toutefois, dans un contexte de confrontation directe entre Israël et l’Iran, l’extension du théâtre des opérations devient une hypothèse stratégique plausible.
La fermeture annoncée de l’aéroport constitue un signal fort. Dans les standards internationaux, une telle décision n’est prise que lorsque les autorités estiment qu’un risque sécuritaire immédiat pèse sur l’espace aérien civil.
Entre panique et normalité apparente
L’un des points les plus frappants du témoignage concerne l’attitude locale. Selon la mannequin, aucune consigne claire n’aurait été diffusée aux résidents et touristes, créant un contraste saisissant entre la gravité potentielle de la situation et la continuité apparente de la vie quotidienne.
Ce décalage pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs : absence d’expérience historique de frappes directes, volonté d’éviter la panique, ou communication centralisée des autorités émiraties.
Une escalade régionale préoccupante
Si des impacts confirmés ont effectivement touché le territoire des Émirats, cela marquerait une étape supplémentaire dans l’internationalisation du conflit. La présence de ressortissants israéliens dans les pays du Golfe, accrue depuis les accords de normalisation, place désormais des civils en première ligne d’un conflit élargi.
Pour les Israéliens présents à Dubaï ou ailleurs dans la région, la question de la sécurité personnelle devient centrale : absence d’abris, manque d’alertes précoces, dépendance aux décisions des autorités locales.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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