L’armée de l’air domine le ciel iranien — « Les Iraniens fuient, c’est une mission-suicide »

Il y a quelque chose de révélateur dans les termes utilisés par les pilotes iraniens eux-mêmes pour décrire ce qui se passe au-dessus de Téhéran : « mission-suicide ». Ce n’est pas la propagande israélienne — c’est ainsi que les aviateurs de la République islamique appellent le fait de décoller pour affronter l’armée de l’air israélienne dans leur propre espace aérien.

Ce mercredi matin, Tsahal a confirmé l’ouverture d’une dixième vague de frappes sur Téhéran, ciblant des infrastructures du régime. Dans le même temps, le bilan aérien du conflit commence à révéler une domination totale : non seulement les chasseurs israéliens frappent librement en territoire iranien, mais ils y affrontent — ou plutôt n’y affrontent pas — une aviation adverse qui se dérobe. Selon les éléments disponibles, les pilotes iraniens refusent de s’engager, sachant ce que cela implique face aux F-35 et F-16 israéliens.

Ce tableau fait écho au témoignage publié plus tôt cette semaine par le commandant adjoint B., navigateur dans un escadron de F-16 opérant depuis le début de l’opération. Il décrivait une absence quasi-totale d’opposition aérienne iranienne, aucun combat aérien engagé, des vols longs vers l’Iran dans un silence radio militaire qui aurait dû être rempli de menaces — et ne l’était pas. Les Iraniens se terrent ou s’écartent.

L’événement le plus historique dans ce registre a été confirmé ce matin par le porte-parole de Tsahal et relayé par N12 via Globes : pour la première fois depuis la création du F-35, un Adir israélien (désignation locale du F-35I) a abattu un avion de combat ennemi en plein vol au-dessus de Téhéran. La cible était un YAK-130 iranien, appareil d’entraînement avancé à double usage — capable de missions d’attaque légère et de simulation de comportements de combat. Sa vitesse maximale dépasse les 1 000 km/h et il peut emporter jusqu’à 3 000 kg de charges militaires. Ce n’est pas un simple avion-école.

C’est aussi, et surtout, une donnée historique. La dernière fois que l’armée de l’air israélienne avait abattu un avion militaire ennemi, c’était le 24 novembre 1985, lors d’un combat aérien au-dessus du Liban, où deux MiG-23 syriens avaient été descendus par des F-15. Quarante ans sans combat aérien direct — et voilà que ça se produit à 2 000 kilomètres de Tel-Aviv, au-dessus de la capitale ennemie.

Pour les spécialistes de l’aviation militaire, c’est aussi la première fois dans l’histoire qu’un F-35 — l’avion de combat furtif le plus avancé au monde, vendu à des dizaines d’armées alliées — abat un avion de combat habité. Toutes les destructions attribuées au F-35 jusqu’à présent concernaient des cibles sol-air ou des drones. Ce combat air-air valide une capacité qui n’avait jamais été mise à l’épreuve en conditions réelles.

Mais au-delà du record, ce qui ressort de ce tableau d’ensemble est une asymétrie fondamentale. L’Iran tire des centaines de missiles et de drones. Israël contrôle le ciel. L’un épuise ses stocks depuis le sol. L’autre vole sans être inquiété.


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