Mont Milas, province de Chaharmahal : le combat au sol entre forces spéciales américaines et IRGC

Il y a eu un combat. Un vrai. Au sol. En Iran. Dans la nuit du 4 au 5 avril 2026, des forces spéciales américaines et des unités des Gardiens de la Révolution iraniens — IRGC — se sont affrontées directement dans les montagnes de Rig, dans la région du mont Milas, province de Chaharmahal-et-Bakhtiari. Ce n’est pas une métaphore, pas une escarmouche périphérique. C’est un engagement armé entre les deux armées, sur le territoire iranien, dans le cadre d’une opération de sauvetage d’un colonel de l’US Air Force.

Des rapports font état de « combats importants » entre les forces spéciales américaines et les forces terrestres de l’IRGC dans cette région montagneuse. Le cadre géographique est précis : le mont Milas, dans les montagnes de Rig, une zone escarpée et difficile d’accès, qui a constitué à la fois le refuge du colonel et le théâtre du combat.

Les forces en présence

Du côté américain, les équipes de Combat Search and Rescue — CSAR — de l’US Air Force sont au cœur du dispositif. Elles sont appuyées par un arsenal aérien significatif : des A-10 Thunderbolt II, spécialisés dans l’appui feu rapproché, des F-35 Lightning II pour la supériorité aérienne et la frappe de précision, au moins un HC-130J Combat King II pour le commandement et le ravitaillement, et deux hélicoptères Sikorsky HH-60W Jolly Green II pour l’extraction. Des centaines de soldats des forces spéciales ont participé à l’opération globale, selon le New York Times.

Du côté iranien, les forces terrestres de l’IRGC sont engagées, appuyées par des milices Bassidj et des combattants locaux. Tous convergent vers la zone où se trouve le colonel, transformant les montagnes en zone de combat active. Les aéronefs américains essuient des tirs « d’armes légères et lourdes » de l’ensemble de ces forces.

Un combat sous contrainte

Ce qui caractérise cet engagement, c’est la contrainte opérationnelle dans laquelle il se déroule. Les forces américaines ne sont pas là pour combattre — elles sont là pour extraire un homme. Le combat est une conséquence, pas un objectif. Chaque minute passée à repousser les IRGC est une minute de plus sur un sol ennemi, avec des appareils sous le feu, des équipes exposées et un colonel à protéger.

Le NYT précise qu’un « feu de couverture a été déclenché et des forces terrestres ont été parachutées » pour protéger l’extraction. Cette séquence — parachutage de forces terrestres, feu de couverture aérien, extraction sous le feu — est caractéristique des opérations CSAR les plus complexes. Elle suppose une coordination en temps réel entre les équipes au sol, les pilotes et le commandement.

Entre temps les civils iraniens qui ont tente de retrouver le pilote au profit de l’Iran ont ete blesses.

Le bilan

À l’issue des combats : deux membres de l’équipe américaine blessés. Aucun mort côté américain rapporté. Le colonel est exfiltré vivant. Trump confirme lui-même, dans un message solennel, que l’officier est « sain et sauf. » Fox News rapporte qu’Israël a partagé des renseignements pertinents avec les autorités américaines dans le cadre de cette opération — un apport de renseignement qui a pu contribuer à la localisation et à la sécurisation de l’extraction.

Ce combat dans les montagnes iraniennes restera dans les archives des opérations spéciales américaines comme un exemple rare d’engagement direct au sol en territoire ennemi, dans le cadre d’une mission de sauvetage. Sa complexité, son audace et son dénouement en font déjà un cas d’étude.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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