Oren Hazan déclare : si Netanyahou ne fait pas cela, nous ne voterons pas pour lui

Oren Hazan, ancien député du Likoud, a lancé un avertissement politique direct à Benyamin Netanyahou : le soutien de l’électorat de droite n’est pas acquis d’avance. Dans une interview au podcast Maariv animé par Miki Levin, l’ex-parlementaire a formulé une exigence sans détour au Premier ministre : en finir militairement avec le Hezbollah au Nord, et tourner le dos à l’accord avec l’Iran.

« Si Netanyahou n’agit pas et ne termine pas la guerre par une victoire au Nord contre le Liban, c’est-à-dire demain matin — il pliera bagage », a-t-il déclaré en ouverture.

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« Si on doit conquérir le Liban — on conquiert le Liban »

Face à lui, la journaliste Miki Levin a choisi de le confronter, qualifiant sa position de slogan creux : « Oren, mais c’est un slogan. Peut-on vraiment vaincre le Hezbollah ? Comment ? Qu’est-ce que tu veux, qu’on conquière tout le Liban ? »

Hazan n’a pas reculé d’un centimètre. « On peut toujours vaincre. Si on doit conquérir le Liban — on conquiert le Liban », a-t-il répondu.

L’ancien député est ensuite allé encore plus loin, liant directement l’action attendue contre le Hezbollah à la question iranienne, et posant une condition explicite à son propre vote :

« Si Netanyahou ne termine pas la campagne au Nord en rétablissant la sécurité pour les habitants de la frontière nord, et n’agit pas pour démanteler cet accord insensé, dangereux, antisioniste, anti-juif, anti-État d’Israël — l’accord avec l’Iran — je ne peux pas voter pour lui. »

« Nous ne sommes pas des ânes »

Hazan a tenu à préciser que cette position critique n’est pas la sienne seule. Selon lui, elle reflète une lame de fond au sein de l’électorat national-religieux et de droite qui attend des résultats concrets, pas des promesses.

« En ce moment, il y a beaucoup de gens comme moi », a-t-il affirmé. « Nous ne sommes pas des ânes. Nous n’avançons pas les yeux bandés comme un troupeau. Le public de droite en Israël est un public instruit. Un public intelligent. Un public qui sait ce qu’il fait. »

La déclaration intervient dans un contexte préélectoral tendu. Les élections de 2026 approchent, et plusieurs figures politiques de droite commencent à prendre leurs distances avec Netanyahou, ou du moins à conditionner publiquement leur soutien. Hazan, figure clivante mais très connectée à une certaine base populaire nationaliste, n’est pas le premier à faire entendre ce type de grondement.

La double condition posée — victoire militaire au Nord et abandon de l’accord avec l’Iran — dessine en creux la ligne rouge d’une partie de l’électorat de Netanyahou qui juge les résultats insuffisants au regard des sacrifices consentis depuis octobre 2023.

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