Rami Levy fête un succès vertigineux : « Au moment où c’est sorti en ligne, le site s’est tout simplement planté »

Vendre des voitures comme on vend des melons. L’idée paraissait saugrenue. Elle s’est révélée explosive. Rami Levy, le patron de la chaîne de supermarchés discount qui porte son nom, était l’invité ce mardi matin de l’émission « Eifo HaKessef » sur la radio 103FM, et il a eu du mal à dissimuler sa satisfaction : « Au moment où c’est sorti en ligne, le site s’est tout simplement planté. »

Ce n’est pas une métaphore. La demande a été si soudaine et si massive que le site de la chaîne n’a pas tenu le choc. Et les chiffres donnent une idée de l’ampleur du phénomène : plus de 150 voitures achetées en très peu de temps, pour des montants allant de 99 000 shekels pour les modèles les moins chers jusqu’à 160 000 à 200 000 shekels pour les véhicules commerciaux.

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« Là où je peux aider, on sera là »

Rami Levy a profité de l’interview pour dessiner une ambition plus large. La vente de voitures n’est pas un coup de communication isolé — c’est, selon lui, l’illustration d’une stratégie : s’attaquer à toutes les dépenses importantes des Israéliens, pas seulement à l’alimentaire.

« La prochaine chose qu’on va faire, c’est tout ce qui peut au bout du compte impliquer de l’énergie, créer de la concurrence et profiter au consommateur — c’est là qu’on sera », a-t-il affirmé. Une allusion probable à l’énergie solaire ou aux offres d’électricité, sans que le détail soit précisé davantage. Il a enchaîné sur les chiffres de fréquentation de son réseau : « Entre 100 000 et 250 000 personnes passent dans nos magasins chaque jour. Là où je peux leur faciliter la vie et les aider à lutter contre la vie chère — on sera là. »

La vente de voitures se fait pour l’instant via « Rami Levy Stock », avec une extension prévue dans les supermarchés physiques. La tendance à vendre des voitures en grande surface semble, selon lui, appelée à durer : « Il semble que cette tendance soit là pour rester et pourrait devenir une façon ordinaire d’acheter une voiture neuve à l’avenir. »

Ce qu’Udi Atzion a expliqué sur les « petites lettres »

Le tableau serait incomplet sans la nuance qu’a apportée Udi Atzion, rédacteur automobile et transport pour Walla, qui s’est exprimé sur la même antenne face à la présentatrice Anat Davidov. Son rôle dans l’interview : expliquer ce que cachent les « petites lettres » derrière l’offre séduisante — et comprendre pourquoi le prix affiché est significativement inférieur au tarif catalogue d’origine.

Sans que Maariv n’en détaille davantage le contenu exact, l’intervention d’Atzion rappelle une réalité bien connue du marché automobile israélien : les véhicules vendus par des canaux non conventionnels — stock résiduel, modèles de fin de série, configurations spécifiques — présentent souvent des caractéristiques qui expliquent l’écart de prix avec le catalogue officiel. Les deux extraits audio de l’émission sont disponibles sur le site de Maariv.

La question des légumes, en passant

Interrogé également sur la baisse des prix des légumes, Rami Levy a donné une réponse lapidaire qui résume son approche économique : « Les prix baissent, c’est moins cher, il y a une grande offre en ce moment. Quand il y a une grande offre et qu’on fait de vraies promotions, c’est bien. Quand il y a une pénurie et que l’offre est réduite, on voit que le prix de la pastèque ou du concombre augmente. »

Autrement dit : Rami Levy ne prétend pas faire de magie. Il joue sur le volume, la fréquence et les conditions de marché — et quand les conditions sont bonnes, il en fait un argument commercial. La vente de voitures obéit à la même logique : un stock disponible, une plateforme à fort trafic, un prix suffisamment bas pour provoquer un choc psychologique chez l’acheteur.

Le résultat : 150 voitures en quelques heures, et un site planté sous l’afflux. Pour un supermarché, c’est une belle carte de visite.

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