Dans la foulée de l’accord signé ce Shabbat avec le gouvernement libanais, le ministre des Finances Bezalel Smotrich a publié ce samedi soir une lettre ouverte adressée directement aux soldats servant en réserve. Un texte à la fois personnel et politique, dans lequel il salue leur sacrifice, défend le bilan sécuritaire du gouvernement de droite et appelle les réservistes à ignorer ce qu’il désigne comme le pessimisme délibéré des médias d’opposition.
Une adresse directe aux soldats
Le ministre ouvre sa lettre par une formule affectueuse : « Mes frères réservistes bien-aimés ! » Il y affirme que les centaines de jours de service de réserve accomplis, ainsi que les sacrifices consentis par leurs familles, sont en train de « changer le Moyen-Orient. Rien de moins. »
Smotrich ancre cette déclaration dans un contexte historique. Il reproche aux gouvernements précédents d’avoir habitué l’opinion israélienne aux retraits sous pression internationale et aux concessions face au terrorisme, des décisions qui, selon lui, ont neutralisé les acquis obtenus au prix du sang des soldats par ce qu’il appelle une « jambe politique de conclusion » faite de capitulations et de replis.
Un bilan en cinq points
Le ministre dresse ensuite ce qu’il qualifie de « bilan intermédiaire » des résultats obtenus grâce à la bravoure des réservistes et à ce qu’il présente comme une gestion correcte de la guerre sur tous les fronts.
Il fait état du contrôle de Tsahal sur 70% de la superficie de la bande de Gaza, avec destruction des infrastructures terroristes en surface et en souterrain. Il reconnaît que le Hamas n’a pas été éliminé, mais souligne qu’il a été « sévèrement frappé » et qu’il existe un engagement international pour son démantèlement et l’interdiction de reconstruction sans démilitarisation.
Sur le front nord, Smotrich évoque la mainmise de Tsahal sur une bande de sécurité au Liban, avec approfondissement de la destruction des infrastructures du Hezbollah, là aussi en surface et en souterrain. Il reconnaît de même que le Hezbollah n’a pas été éliminé, mais affirme qu’il a été sévèrement atteint et qu’une légitimité internationale existe pour permettre à Israël de continuer à agir et à demeurer dans la zone de sécurité.
Le troisième point porte sur la sécurité et le sentiment de sécurité des habitants du Nord et du Sud, qu’il juge « incomparablement meilleurs » qu’avant la guerre. Il évoque ensuite l’affaiblissement de l’Iran — militairement, gouvernementalement et économiquement — et son recul de son implication dans la région. Son cinquième et dernier point est une formule synthétique : « Nos ennemis sur tous les fronts sont bien plus faibles, et nous sommes bien plus forts. »
Un appel à ne pas écouter l’opposition
Smotrich conclut sur une mise en garde aux réservistes : ne pas prêter attention à ce qu’il désigne comme « la frustration et le catastrophisme des médias de gauche et de l’opposition ». Il leur attribue une obligation politique de critiquer, même « quand il n’y a rien à critiquer », et une tentative délibérée de « semer le désespoir et le découragement pour des raisons politiques ». Le ministre promet que le gouvernement continuera, avec l’aide de Dieu et avec le soutien des soldats, à consolider la sécurité d’Israël pour les générations à venir.
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