Après « Opération Finale » et « Gladiator 2 », Hollywood sait peu ou prou ce qu’elle cherche chez Lior Raz. Dans le nouveau film « HaMakhavon » (« Le Destinataire »), il incarne Uri — le chef d’un gang de cambrioleurs qui se fait passer pour une société de sécurité. Un manipulateur brillant qui sait exactement sur quels boutons appuyer. Il élève rarement la voix, mais domine chaque pièce où il entre. Sa présence cinématographique est naturelle, et il réussit à transformer même un personnage écrit sans profondeur particulière en l’un des plus mémorables du film.
La conception sonore est le véritable joyau du film. Tout est amplifié jusqu’au tumulte intérieur du personnage principal, Niki. Le crissement d’une chaise, le claquement d’une porte, le petit clic d’une serrure — tout devient presque insupportable. Comme spectateurs, on ne fait pas que voir son monde : on l’entend. Depuis « Whiplash », il n’y avait pas eu de film qui rendait aussi sensible au moindre son — une réussite cinématographique en soi.
La question qui dérange
Pour le public israélien, ce film offre l’occasion de voir Lior Raz continuer à s’imposer comme l’un des très rares acteurs israéliens à être devenus un visage récurrent du paysage hollywoodien. « HaMakhavon » ne joue peut-être pas une mélodie nouvelle, mais il la joue avec maîtrise — et selon le chroniqueur, cela suffit à justifier l’achat d’un billet de cinéma. Mais c’est précisément le choix surprenant du casting israélien dans ce film — dont les détails n’ont pas encore été entièrement dévoilés — qui devrait amener le public à lever un sourcil et à se poser une question inconfortable sur les représentations des Israéliens à l’écran.
La bande-annonce du film est disponible ici : https://www.youtube.com/embed/Z-TV4ZAXKWc?si=QLZ6B1soa4wYivKG
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