À la veille des élections, lors de sa dernière conférence de presse, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a choisi de s’adresser directement au peuple israélien avec un message simple et clair : la nécessité d’établir un gouvernement d’union nationale. « Assez des boycotts ! » a-t-il lancé, cherchant à nouer des alliances politiques dont l’État d’Israël a tant besoin. Cependant, la réponse de l’opposition ne s’est pas fait attendre et a une fois de plus démontré l’existence de certains partisans de la séparation.
La réaction maladroite et incendiaire de Gadi Eisenkot à l’appel à l’unité révèle le vrai visage du camp. Eisenkot prouve à maintes reprises que son partenaire Benny Gantz a raison, car il souhaite un gouvernement majoritairement arabe plutôt qu’un gouvernement composé de groupes juifs.
Comme l’a également souligné Raviv Drucker, Eisenkot est bien plus proche de Mansour Abbas et de ses « favoris » Ahmed Tibi, ou encore de Yair Golan — qui accuse les soldats de Tsahal d’être des « assassins d’enfants » — que des figures de l’État et de la sécurité de la droite israélienne, comme l’ancien chef du Shin Bet Avi Dichter. Alors que l’unité est proposée, Eisenkot et son camp choisissent de tourner le dos.
Non seulement les politiciens ont tourné le dos à l’unité, mais les grands médias ont fait de même. Ces mêmes chaînes qui ne cessent de déplorer l’absence de conférences de presse du Premier ministre ont décidé de boycotter l’événement et de ne pas diffuser ses propos. La conférence de presse n’a été retransmise que sur la chaîne 14 et une autre chaîne. La raison de ce boycott est simple et scandaleuse : cet événement présentait un accord fondamental qui renforce le statut d’Israël, et, du point de vue des manipulateurs d’opinion en studio, ce qui est bon pour Israël sert les intérêts de Netanyahu — et doit donc être dissimulé au public.
Et de quel succès les médias ont-ils refusé de parler ? Il s’agit d’un accord historique qui bouleverse complètement la perception qui s’est ancrée ici ces dernières semaines. On nous a répété sans cesse que l’obstination de Netanyahu à rester au Liban jusqu’au démantèlement du Hezbollah saboterait le mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran et nuirait au président Donald Trump et à son vice-président J.D. Vance. La réalité a prouvé tout le contraire.
Netanyahu a fixé une ligne rouge claire, et Washington lui apporte son plein soutien. Le président Trump et le secrétaire d’État Marco Rubio saluent et soutiennent cet accord, qui maintient les Forces de défense israéliennes au sein de la zone de sécurité au Liban. Au-delà du soutien américain, un événement historique s’est produit : la présence des FDI bénéficie désormais de l’approbation totale du gouvernement libanais.
Israël n’est plus perçu aujourd’hui comme une force d’occupation au Liban, mais comme une force invitée par le souverain libanais à demeurer sur le territoire aussi longtemps que nécessaire pour mener une action conjointe contre le Hezbollah. Cette reconnaissance libanaise stipule que l’Iran et le Hezbollah sont des forces hostiles qui portent atteinte aux intérêts de l’État libanais, et ne sont par conséquent pas autorisés à se trouver à la frontière.
Si demain matin un responsable iranien exige le retrait israélien sous prétexte d’ingérence dans les accords conclus avec les États-Unis, la réponse est déjà là : l’accord signé. Il ne s’agit pas d’un accord de paix, mais d’une victoire incontestable qui protège les communautés du nord et tient la menace terroriste à distance. Cette initiative crée un effet d’entraînement positif qui se répercutera également sur la bande de Gaza, selon le même principe : désarmer les ennemis et rétablir l’ordre établi — au grand dam des boycotteurs et des opposants au gouvernement.
Cette chronique a été rédigée en s’appuyant sur les propos de notre commentateur politique Yaakov Bardugo, parus dans l’émission « Mahdorat Motesh » de la chaîne 14.
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