Tsahal et le Shin Bet ont confirmé vendredi l’élimination de Walid Haniyeh, neveu d’Ismaïl Haniyeh — l’ancien chef du bureau politique du Hamas, lui-même liquidé par Israël à Téhéran en été 2024. La frappe a été conduite jeudi dans le quartier Al-Nasr, à l’ouest de la ville de Gaza. Selon des sources palestiniennes citées avant la confirmation officielle, Walid Haniyeh avait perdu une main dans la frappe et souffrait d’une hémorragie crânienne avant de succomber à ses blessures.
Le communiqué officiel de Tsahal ne laisse aucun doute sur le profil de la cible. Walid Haniyeh occupait le poste de commandant adjoint d’une compagnie de la force d’élite Nokhba — l’unité de commandos du Hamas qui a mené l’assaut sur le territoire israélien le 7 octobre 2023. Ce n’est pas tout : selon les renseignements militaires israéliens, il a lui-même participé à cette infiltration en sol israélien, aux côtés de ses hommes.
Un rôle précis dans le massacre
Le communiqué de Tsahal détaille les fonctions opérationnelles de Walid Haniyeh au moment de l’attaque : il commandait le raid d’une cellule terroriste sur le territoire d’Israël et a été personnellement impliqué dans la transmission d’instructions à une autre cellule qui, simultanément, enlevait des civils israéliens pour les emmener dans la bande de Gaza. Ce double rôle — infiltration directe et coordination des enlèvements — fait de lui l’une des pièces les mieux identifiées de la chaîne de commandement du 7 octobre.
Ces derniers temps, avant sa liquidation, Walid Haniyeh avait continué à opérer activement. Tsahal indique qu’il cherchait à recruter de nouveaux terroristes pour les rangs du Hamas et conduisait des formations théoriques au sein de la compagnie Nokhba placée sous son commandement.
La continuité de l’action
Le porte-parole de Tsahal a conclu son communiqué avec une formulation qui dépasse ce seul cas : « Les forces de Tsahal dans le commandement Sud sont déployées dans la zone conformément à l’accord et continueront d’agir pour neutraliser toute menace. » Une déclaration qui confirme que l’armée israélienne maintient une posture active de traque contre les figures opérationnelles du Hamas, indépendamment de leur nom ou de leur filiation.
La mort de Walid Haniyeh s’inscrit dans une séquence d’éliminations ciblées qui vise à décapiter les structures de commandement du Hamas depuis le 7 octobre. L’organisation terroriste avait déjà perdu son chef Yahya Sinwar, l’architecte du massacre, ainsi qu’Ismaïl Haniyeh à Téhéran. Walid représentait à la fois un maillon opérationnel de l’attaque du 7 octobre et un acteur actif de sa perpétuation, par le recrutement et la formation de combattants.
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