Les blessĂ©s de guerre ont fait irruption dans le dĂ©bat sur l’enrĂ´lement : « Combien peut-on encore promettre ? »

Lors du dĂ©bat en commission de la Knesset sur la loi fondamentale relative Ă  l’Ă©tude de la Torah, plusieurs blessĂ©s de guerre souffrant de stress post-traumatique ont fait irruption dans la salle et se sont adressĂ©s aux personnes prĂ©sentes. Parmi leurs propos, ils se sont tournĂ©s vers le dĂ©putĂ© Yitzhak Goldknopf pour lui demander : « Sauvez des âmes, honorable rabbin, je vous en supplie, honorable rabbin. »

Dans leurs prises de parole, ces combattants ont visĂ© directement le cĹ“ur du dĂ©bat public autour de la loi sur l’enrĂ´lement des ultra-orthodoxes et l’exemption accordĂ©e aux Ă©tudiants en Torah, s’interrogeant sur la manière dont le système ose demander l’enrĂ´lement de secteurs supplĂ©mentaires alors qu’il abandonne, selon eux, ceux qui se sont dĂ©jĂ  battus : « Vous me parlez d’enrĂ´ler les ultra-orthodoxes ? Commencez Ă  prendre vos responsabilitĂ©s envers ceux qui sont partis ! Ceux qui ont combattu ! Pourquoi un ultra-orthodoxe s’engagerait-il dans l’armĂ©e si vous ne prenez pas soin de vos combattants ? De ceux qui sont partis se battre et ont Ă©tĂ© blessĂ©s dans leur corps et dans leur âme ? »

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Itzik Saidian, prĂ©sent lui aussi Ă  la commission, a tenu Ă  prĂ©ciser d’emblĂ©e qu’il ne minimisait en rien l’importance de la tradition et des Ă©tudiants en Torah. Il a reconnu que la valeur de l’Ă©tude de la Torah Ă©tait parfois relĂ©guĂ©e au second plan, saluant au passage la contribution de ces Ă©tudiants Ă  la sociĂ©tĂ© : « Ce sont eux qui veillent Ă  ce que nous mangions casher, ce sont eux qui circoncisent nos fils », a-t-il dit. Saidian a toutefois insistĂ© sur l’Ă©cart abyssal entre l’Ă©tude thĂ©orique et la rĂ©alitĂ© sanglante des combattants sur le front. « Avec tout le respect dĂ» Ă  la valeur de la Torah et du service militaire, la correction la plus urgente Ă  apporter ici, c’est de donner une valeur suprĂŞme Ă  ceux qui sont partis au combat et Ă©taient prĂŞts Ă  mourir », a-t-il dĂ©clarĂ©.

Saidian a dĂ©crit avec douleur ce que traversent ces combattants, qui selon lui ne reprĂ©sentent qu’une petite partie de la sociĂ©tĂ© : « Il y a des gens qui, concrètement, ne sont peut-ĂŞtre que 10 % de la population, et qui partent au combat. Ils ont perdu des amis sous leurs yeux. RamassĂ© des corps. SacrifiĂ© tout, pas en thĂ©orie — sur la ligne de front. »


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