La Macédoine du Nord, destination encore méconnue des Israéliens

La MacĂ©doine du Nord est peut-ĂŞtre l’un des pays les moins connus des voyageurs en Europe du Sud — mais c’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que rĂ©side une grande partie de son charme. Ce petit pays des Balkans, qui faisait partie de la Yougoslavie jusqu’Ă  sa dĂ©claration d’indĂ©pendance en 1991, combine paysages montagneux spectaculaires, lacs, monastères anciens et traditions locales prĂ©servĂ©es depuis des siècles.

Environ deux millions de personnes vivent en MacĂ©doine du Nord, un territoire un peu plus grand que l’État amĂ©ricain du Vermont. Contrairement Ă  la Grèce, Ă  l’Italie, Ă  l’Espagne et Ă  d’autres destinations d’Europe du Sud, le pays ne fait pas encore face Ă  l’Ă©norme surcharge touristique qui caractĂ©rise les mois d’Ă©tĂ© sur le continent. C’est prĂ©cisĂ©ment pour cette raison que les professionnels du tourisme local souhaitent une croissance prudente : ils estiment que le pays recèle un potentiel considĂ©rable, tout en craignant qu’un tourisme de masse ne nuise Ă  la qualitĂ© de vie et Ă  la culture locale.

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Le lac d’Ohrid, les monastères et les parcs nationaux

Une grande partie des sites les plus impressionnants du pays se trouve le long de petites routes sinueuses traversant vallĂ©es et villages. Le long des routes se dressent des monastères byzantins bien conservĂ©s, dont certains ont plus de mille ans, abritant de somptueux travaux de bois, des lustres dorĂ©s et des fresques anciennes. L’un des plus connus est le monastère de Bigorski, proche du parc national de Mavrovo. La rĂ©gion offre des sentiers de randonnĂ©e et des paysages montagneux qui se transforment complètement selon les saisons.

Plus au sud se trouve le monastère de Sveti Naum, situĂ© sur les rives du lac d’Ohrid depuis l’an 905. Le lac, proche de la frontière avec l’Albanie, est considĂ©rĂ© comme l’un des sites naturels les plus importants du pays et figure au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est alimentĂ© par des sources et abrite environ 1 200 espèces de plantes et d’animaux. Les visiteurs peuvent y flâner dans la vieille ville d’Ohrid, acheter des perles d’eau douce dans la rue du bazar, ou s’installer dans les bars le long du littoral. Ă€ l’est du lac se trouve le parc national de GaliÄŤica, et au-delĂ , le lac de Prespa, offrant un autre paysage montagneux moins touristique.

Plus au nord, dans le massif du Šar, à la frontière avec le Kosovo, attendent les randonneurs des sentiers exigeants. Dans certains villages montagnards se perpétue encore une ancienne tradition de transhumance saisonnière des troupeaux.

Une cuisine familiale ancrée dans le terroir

La gastronomie fait elle aussi partie intĂ©grante de l’expĂ©rience locale. Le relief montagneux a non seulement façonnĂ© le paysage, mais a aussi longtemps sĂ©parĂ© les rĂ©gions les unes des autres, contribuant au dĂ©veloppement de cuisines locales distinctes. La cuisine macĂ©donienne ne repose gĂ©nĂ©ralement pas sur des Ă©pices lourdes, mais laisse la place aux ingrĂ©dients eux-mĂŞmes. Parmi les plats les plus emblĂ©matiques figure l’ajvar, une tartinade de poivrons rouges que de nombreuses familles prĂ©parent en automne en quantitĂ©s suffisantes pour toute l’annĂ©e.

On y trouve aussi le burek, des kebabs locaux, des soupes Ă©paisses et des plats traditionnels Ă  base de pâte. La rakija, l’eau-de-vie balkanique gĂ©nĂ©ralement Ă  base de raisin, fait elle aussi partie intĂ©grante de la table locale. Le climat ensoleillĂ© a Ă©galement fait de la MacĂ©doine du Nord une rĂ©gion viticole importante, notamment autour de la rĂ©gion de Tikveš.

Skopje : entre brutalisme ottoman et néoclassicisme

La capitale elle-mĂŞme offre une combinaison singulière. Un tremblement de terre dĂ©vastateur en 1963 a dĂ©truit une grande partie de Skopje, entraĂ®nant une vaste reconstruction internationale marquĂ©e notamment par une architecture brutaliste yougoslave. Aujourd’hui, ces bâtiments cĂ´toient l’architecture ottomane du vieux bazar ainsi que des constructions nĂ©oclassiques plus rĂ©centes.

Ceux qui logent Ă  Skopje n’ont pas besoin de s’Ă©loigner beaucoup pour rejoindre la nature : un tĂ©lĂ©phĂ©rique mène au mont Vodno, surmontĂ© d’une immense croix mĂ©tallique offrant un panorama sur la capitale et les montagnes environnantes. Autre destination prisĂ©e : le canyon de Matka, oĂą l’on peut naviguer en kayak sur des eaux vert Ă©meraude et visiter des grottes aux stalactites impressionnantes.

Comment s’y rendre ?

Ă€ la fin juillet 2026, il n’existe pas de vol direct entre Tel-Aviv et Skopje ; les voyageurs israĂ©liens doivent donc choisir entre un vol avec escale ou un atterrissage dans un pays voisin suivi d’un trajet terrestre. Depuis Tel-Aviv, l’aĂ©roport international de Skopje est accessible via des vols avec correspondance dans plusieurs villes europĂ©ennes, dont Vienne, Athènes, Larnaca, Belgrade et Zagreb, le trajet total pouvant se faire en environ cinq heures selon les correspondances. Une autre option consiste Ă  voler directement vers Thessalonique, en Grèce, puis Ă  poursuivre par la route — un trajet en bus direct vers Skopje dure gĂ©nĂ©ralement entre quatre et cinq heures. Il est Ă©galement possible de voler vers Tirana, en Albanie, puis de rejoindre le lac d’Ohrid en environ trois Ă  trois heures et demie de bus, ou encore de voler vers Sofia, en Bulgarie, avant de poursuivre en bus jusqu’Ă  Skopje.

Liens internes

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