Le terrorisme juif n’existe pas, c’est une campagne antisémite »

Le Dr Edy Cohen s’est exprimé dimanche dans l’émission « Yoman Tzohorayim » sur Channel 14, s’en prenant vivement à la campagne médiatique consacrée à ce qui est présenté comme la « violence des colons ». Selon lui, certains acteurs en Israël emploient l’expression « terrorisme juif », un terme qu’il juge inexistant en tant que tel, et dont l’usage nourrirait, selon ses termes, l’antisémitisme.

Le Dr Cohen a ajouté que ce type de discours relevait, à ses yeux, d’un narratif antisémite qui résonne en Israël et qui a des répercussions négatives jusque sur les communautés juives à l’étranger. Il s’est interrogé sur le lien entre la judéité d’une personne et un acte de terrorisme, faisant valoir qu’un Juif vivant aux États-Unis, en Colombie ou au Mexique subit lui aussi les conséquences lorsque des responsables en Israël utilisent l’expression « terrorisme juif », un usage qui, selon lui, influence également la montée de l’antisémitisme à travers le monde.

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Dans son intervention, l’analyste spécialisé dans les questions arabes a cherché à expliquer ce qu’il considère comme une contradiction dans ce phénomène, en critiquant le terme « terrorisme juif » d’un point de vue à la fois sociologique et linguistique.

Cette prise de position intervient alors que la campagne médiatique autour de ce que certains appellent la « violence des colons » ou, sous une autre appellation, le « terrorisme juif », connaît une intensification continue ces dernières années, en particulier depuis le massacre de Simhat Torah. Selon les éléments déjà rapportés par ailleurs, ces derniers mois auraient vu cette campagne battre des records, selon le Dr Tzvi Elhayani, qui a expliqué qu’au sein de ce mouvement médiatique, des informations ou analyses évoquant le « terrorisme juif » seraient publiées à intervalles très rapprochés, parfois même avant que l’ensemble des faits ne soit pleinement établi.

Le débat autour de la terminologie employée pour qualifier les actes de violence commis par des habitants de localités israéliennes en Judée-Samarie n’est pas nouveau en Israël, et continue de diviser responsables politiques, sécuritaires et médiatiques. Certains, à l’image d’anciens ministres de la Sécurité intérieure, ont par le passé publiquement reconnu l’existence d’une violence commise par des extrémistes issus des colonies, quand d’autres, comme le Dr Cohen aujourd’hui, contestent la légitimité même du terme utilisé pour qualifier ces événements, estimant qu’il sert une rhétorique plus large hostile à Israël et au peuple juif dans son ensemble.


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