En Iran, on affirme : « Nous avons abattu des drones américains et israéliens »

Des médias iraniens identifiés au régime de Téhéran ont publié aujourd’hui (vendredi) des images qui, selon eux, montrent des appareils volants des États-Unis et d’Israël abattus grâce au nouveau système de défense aérienne des forces aérospatiales des Gardiens de la révolution. Les images ont notamment été diffusées par l’agence de presse Mizan, identifiée au système judiciaire iranien, mais aucun détail supplémentaire n’a été communiqué et aucune vérification indépendante des affirmations n’a été publiée à ce stade. Ni les autorités américaines ni les autorités israéliennes n’ont réagi officiellement à ces allégations.

Ce type d’annonce n’est pas inédit de la part de Téhéran. Depuis le début du conflit ouvert entre l’Iran d’un côté, et les États-Unis et Israël de l’autre, fin février 2026, les médias officiels iraniens ont revendiqué à de multiples reprises la destruction de drones américains et israéliens, sans que ces affirmations soient toujours vérifiables de manière indépendante. Des sources open source avaient notamment mis en doute par le passé certaines de ces revendications, suggérant que des débris présentés comme appartenant à des drones américains correspondaient en réalité à des appareils d’autres origines.

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לכאורה: תיעוד כלי טיס אמריקניים וישראליים שהופלו ,

L’annonce d’aujourd’hui intervient quelques heures après qu’une autre agence de presse semi-officielle iranienne, Fars, a rapporté que des députés du Parlement iranien font avancer un projet de loi visant à encadrer la circulation dans le détroit d’Ormuz, comprenant des restrictions sur les navires et des sanctions pour les contrevenants.

Selon ce rapport, la proposition de loi, actuellement examinée par la commission de sécurité nationale du Parlement iranien, prévoyait dans sa version initiale que les navires en provenance des États-Unis, d’Israël et d’autres pays qualifiés d’hostiles par l’Iran ne seraient pas autorisés à transiter par le détroit. Dans la version actualisée du texte, les restrictions ont été élargies aux cargaisons militaires et civiles liées à des navires israéliens, ainsi qu’aux pays ou entités que l’Iran accuse de lui avoir causé un préjudice, et ce jusqu’au paiement de compensations financières.

Le rapport précise également qu’une violation de ces restrictions pourrait entraîner des amendes allant jusqu’à 20 % de la valeur de la cargaison transportée par le navire concerné. Par ailleurs, les navires qui seraient autorisés à transiter par le détroit devraient, selon cette proposition, s’acquitter de droits de navigation auprès du gouvernement iranien, payables en monnaie iranienne.

כלי תקשורת איראניים פרסמו תמונות של כטב"מים שלטענתם הם ישראלים ואמריקנים , מיזאן

Toujours selon le rapport, l’initiative visant à faire avancer ce projet de loi avait été rendue publique pour la première fois dès le mois de mars, et un premier projet avait été diffusé le mois suivant. La version actuelle élargit la portée des restrictions proposées, afin qu’elles s’appliquent à un nombre plus important de navires ainsi qu’aux cargaisons transportées.

Le détroit d’Ormuz, point de passage d’environ un cinquième du pétrole mondial, est resté au cœur des tensions entre l’Iran et les puissances occidentales depuis le début du conflit. Téhéran avait déjà publié, plus tôt cette année, une carte officielle des routes de navigation imposées dans le détroit, obligeant les navires à circuler plus près des côtes iraniennes et confirmant pour la première fois la présence de mines navales le long des itinéraires habituels. Cette nouvelle proposition de loi s’inscrit dans la continuité de cette stratégie iranienne consistant à revendiquer un contrôle de facto sur l’une des voies maritimes les plus stratégiques de la planète, tout en maintenant techniquement le détroit ouvert à la navigation, comme l’exigeait le cessez-le-feu conclu avec les États-Unis.

Pour suivre l’évolution des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, retrouvez nos articles : la carte officielle iranienne des routes maritimes dans le détroit d’Ormuz et le passage d’un navire français par le détroit d’Ormuz.