Des milliers de retraitĂ©s de la fonction publique ont manifestĂ© (samedi) de manière coordonnĂ©e dans des dizaines de villes de TĂ©hĂ©ran, alors qu’un grand rassemblement de protestation s’est tenu dans la capitale TĂ©hĂ©ran, exigeant que le rĂ©gime amĂ©liore la situation des retraitĂ©s face Ă la hausse de l’inflation dans le pays .
Ă€ partir de ce moment, la police et les forces Basij, la milice destinĂ©e Ă rĂ©primer les manifestations dans le pays, se sont abstenues d’intervenir dans les manifestations, espĂ©rant permettre aux manifestants de « se dĂ©fouler » sans que les manifestations ne se transforment en une protestation globale contre le rĂ©gime. . Mais des vidĂ©os diffusĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux dans le pays montrent que les manifestants appellent Ă la condamnation du rĂ©gime et la propagation des manifestations dans les principales villes du pays pourrait entraĂ®ner le ralliement de groupes de population opposĂ©s au rĂ©gime des ayatollahs.
Les travailleurs de l’industrie pĂ©trolière se sont rassemblĂ©s dans la rĂ©gion d’Ahwaz et ont scandĂ© « Notre esclavage est une honte », pour protester contre les conditions difficiles et les maigres salaires qu’ils reçoivent. Dans ce cas Ă©galement, la police s’est abstenue d’intervenir dans la manifestation.
La manifestation Ă©tait prĂ©vue pour aujourd’hui en raison de la commĂ©moration du premier anniversaire du règne du prĂ©sident iranien Ibrahim Raisi, de nombreux manifestants eux-mĂŞmes ont adressĂ© le message au prĂ©sident, qui appartient au courant conservateur. Dans la ville de Korman, des cris de « Mort au dictateur » et « Dictateurs, quittez le pays » ont Ă©tĂ© entendus par des fonctionnaires protestataires. C’est un dĂ©fi pour le prĂ©sident Raisi, qui a dĂ©jĂ reçu le soutien des sections les plus faibles du pays, mais a Ă©tĂ© contraint de rĂ©duire considĂ©rablement les avantages et les subventions que l’État offre Ă ses citoyens, en raison de la pression Ă©conomique créée par les sanctions amĂ©ricaines contre l’Iran.
Des manifestations ont Ă©galement Ă©tĂ© enregistrĂ©es dans les villes de Yazd, Zanjan, Shushtar et Ahwaz, oĂą des milliers de grĂ©vistes de l’industrie pĂ©trolière iranienne, principale artère du rĂ©gime, dont beaucoup de travailleurs, Arabes et Kurdes de souche, souffrent de nĂ©gligence, de maigres salaires et de dures conditions de vie sous une chaleur extrĂŞme.




