Le chef adjoint du Hezbollah, Naim Kassem, a dĂ©clarĂ© dans une interview Ă l’agence de presse AP que s’il y avait un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, les combats Ă la frontière libanaise cesseraient. « Nous arrĂŞterons sans aucune discussion », a-t-il expliquĂ©. Selon lui, le Hezbollah sert de « front de soutien » au Hamas. « Si la guerre s’arrĂŞte, (notre) soutien militaire n’existera plus », a ajoutĂ© Kasem.
Dans le mĂŞme temps, Kassem a dĂ©clarĂ© que si IsraĂ«l rĂ©duisait ses activitĂ©s dans la bande de Gaza – mais ne se retirait pas complètement et ne parvenait pas Ă un accord de cessez-le-feu, la situation serait moins claire Ă la frontière libanaise. « S’il y a une confusion entre cessez-le-feu et non-cessez-le-feu, entre guerre et non-guerre, nous ne savons pas comment rĂ©agir (comment nous agirons), car nous ne connaissons pas la situation, les rĂ©sultats et les effets », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Ă€ l’ombre des menaces israĂ©liennes de lancer une attaque au Liban, Kassem a affirmĂ© qu’il ne croyait pas qu’IsraĂ«l en ait la capacitĂ© – ni qu’il ait dĂ©cidĂ© d’entrer en guerre. Il a prĂ©venu que si IsraĂ«l projetait une « opĂ©ration limitĂ©e » au Liban – et qu’il n’y aurait pas de guerre Ă grande Ă©chelle – il devait s’attendre Ă ce que les combats ne soient pas limitĂ©s.
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« IsraĂ«l peut dĂ©cider ce qu’il veut : une guerre totale, partielle et limitĂ©e. Mais il doit s’attendre Ă ce que notre rĂ©ponse et notre rĂ©sistance ne soient pas soumises aux lois ou aux restrictions dĂ©finies par IsraĂ«l. Si IsraĂ«l dĂ©clenche une guerre, cela signifie qu’il n’y aura pas de contrĂ´le sur le pĂ©rimètre, ou sur qui y entre. » Il a tenu ces propos alors que les milices pro-iraniennes en Irak, en Syrie et au YĂ©men menaçaient de se joindre Ă la guerre. L’Iran lui-mĂŞme, rappelons-le, a menacĂ© de mener une « guerre d’anĂ©antissement » si IsraĂ«l dĂ©clenchait une guerre au Liban.
Dans le mĂŞme temps, le commandant de l’armĂ©e de l’air des Gardiens de la rĂ©volution, Amir Ali Hajizada, a dĂ©clarĂ© hier que son pays avait le pouvoir d’attaquer IsraĂ«l, mais que « nos mains sont liĂ©es », comme il l’a dit. « Nous espĂ©rons qu’une opportunitĂ© se prĂ©sentera pour mettre en Ĺ“uvre la deuxième opĂ©ration de promesse de vĂ©rité », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Plus tĂ´t dans la journĂ©e, Tsahal a informĂ© que la Brigade « Montagne » (810) avait achevĂ© la semaine dernière son premier exercice de brigade comprenant des scĂ©narios d’attaque au Liban. Parallèlement, l’armĂ©e a dĂ©clarĂ© jeudi que le Commandement du Nord continue d’accroĂ®tre la prĂ©paration et les compĂ©tences des forces armĂ©es dans le secteur nord, en prĂ©paration – peut-ĂŞtre – de l’extension de la guerre avec le Hezbollah au Liban.
Hier, le journal allemand « Bild » a rapportĂ© qu’une date avait Ă©tĂ© fixĂ©e pour une opĂ©ration terrestre israĂ©lienne dans le sud du Liban. Selon le journal, qui s’appuie sur des « sources diplomatiques », IsraĂ«l lancera une opĂ©ration terrestre contre le Hezbollah dans la seconde quinzaine de juillet, c’est-Ă -dire dans les semaines Ă venir. Selon les diplomates occidentaux, IsraĂ«l se prĂ©pare Ă un « scĂ©nario extrĂŞme » : si le Hezbollah n’arrĂŞte pas de bombarder le territoire israĂ©lien, une opĂ©ration terrestre au Liban commencera « dans la troisième ou quatrième semaine de juillet ».






