Affaire Khan al-Ahmar: L’autonomie palestinienne poursuit IsraĂ«l Ă  la Cour Internationale de La Haye

L’autonomie palestinienne a dĂ©clarĂ© mardi 11 septembre son intention de porter plainte contre les « crimes de guerre israĂ©liens dans le territoire occupé » devant la Cour pĂ©nale internationale Ă  La Haye. Demain, la dĂ©molition du village bĂ©douin illĂ©gal de Khan al-Ahmar est prĂ©vue, qui est situĂ© près de la localitĂ© de Kfar Adumim Ă  l’ouest de JĂ©rusalem.

Le chef du groupe palestinien dans les nĂ©gociations avec IsraĂ«l, membre du ComitĂ© central du Fatah et le comitĂ© exĂ©cutif de l’OLP, Saeb Erekat a publiĂ© une vidĂ©o aujourd’hui, dans lequel il a dĂ©clarĂ© que l’AutoritĂ© palestinienne prĂ©parait pour le Tribunal de La Haye, un dossier d’accusations contre IsraĂ«l  « dans l’expulsion forcĂ©e des habitants de Khan al-Ahmar, le nettoyage ethnique et la destruction des biens civils de la population. »

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« Nous avons demandé au procureur général du CPI, Fatou Mansud, de rencontrer le chef du conseil de Khan al-Ahmar et le responsable de la lutte contre les implantations dans l’autonomie palestinienne. Nous espérons que l’enquête criminelle commencera le plus tôt possible et poursuivrons la lutte au Conseil de sécurité de l’ONU, à l’Assemblée générale, au Conseil des droits de l’homme et à la Cour pénale internationale », a déclaré M. Erekat.

Les dirigeants palestiniens se soumettent Ă  la Cour pĂ©nale internationale contre IsraĂ«l, malgrĂ© l’avertissement de l’administration Trump. Le conseiller prĂ©sidentiel John Bolton a dĂ©clarĂ© aujourd’hui que « les Etats-Unis utiliseront tous les moyens nĂ©cessaires pour protĂ©ger leurs citoyens et alliĂ©s contre des poursuites injustes contre ce tribunal illĂ©gal ». En guise de punition pour avoir postulĂ© Ă  La Haye, les États-Unis ont fermĂ© la reprĂ©sentation de l’OLP Ă  Washington.

La semaine dernière, la Haute Cour de justice israélienne a rejeté une requête contre la démolition du village. BAGAC a estimé que la colonie bédouine avait été construite illégalement sur des terres publiques et devait être évacuée. Les juges ont noté que le principal problème était de savoir où déplacer les résidents.

Le village bĂ©douin est originaire des terres contestĂ©es depuis les annĂ©es 90, et tout ce temps, les tribunaux et les tentatives de dĂ©molition continuent. La dernière fois que la liquidation de bâtiments illĂ©gaux a Ă©tĂ© suspendue fut en juillet après l’intervention des ambassadeurs de l’UE.

L’organisation israĂ©lienne des droits humains de « B’Tselem » a demandĂ© au ministre des Affaires Ă©trangères de      l’UE, Federica Mogherini de ne pas se limiter aux dĂ©clarations et prouver que le gouvernement israĂ©lien est coupable de « violation inacceptable des droits de l’homme et devra faire face Ă  des graves consĂ©quences».

L’État affirme que les bâtiments dĂ©labrĂ©s des BĂ©douins ont Ă©tĂ© Ă©rigĂ©s illĂ©galement et que leur emplacement le long de l’autoroute constitue un danger pour les villageois eux-mĂŞmes. Les «soins» concernant la santĂ© des BĂ©douins n’ont pas empĂŞchĂ© l’État de leur offrir des terres Ă  proximitĂ© des installations de traitement de JĂ©rusalem, ce qui est interdit par la loi.

La nuit dernière, des activistes palestiniens ont construit un avant-poste qu’ils ont appelĂ© « Wadi al-Ahmar », Ă  trois cents mètres de Khan al-Ahmar.