Agents israĂ©liens dĂ©guisĂ©s en commerçant et mendiant : c’est ainsi que Mohammed Deif a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©

Des combattants de l’unitĂ© Mistaravim ont participĂ© Ă  l’opĂ©ration visant Ă  dĂ©truire le chef de la branche militaire du Hamas, Muhammad Deif, et toute l’histoire de cette tentative d’Ă©limination semblait sortir de la plume d’Avi Issakharov, l’auteur du scĂ©nario de la sĂ©rie. Fauda. La publication juive britannique Jewish Chronicle écrit Ă  ce sujet Ă  partir des propos de reprĂ©sentants de la communautĂ© des renseignements israĂ©liens .

Deux IsraĂ©liens (le journal les appelle « combattants de l’unitĂ© Duvdevan ») se sont dirigĂ©s vers la rĂ©gion de Khan Yunis, oĂą, selon les renseignements, Mohammed Deif a commencĂ© Ă  apparaĂ®tre. L’un d’eux s’est fait passer pour un commerçant du marchĂ© et s’est positionnĂ© avec un plateau de lĂ©gumes Ă  proximitĂ© du bâtiment indiquĂ© par les agents.

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Le second Ă©tait vĂŞtu des haillons d’un mendiant âgĂ© et entamait des conversations avec tous ceux qu’il rencontrait dans l’espoir d’entendre quelque chose d’important sur Deif.

Le Shin Bet a appris que le « maĂ®tre du dĂ©guisement », comme on l’appelait Deif, avait rĂ©cemment perdu son odorat et avait commencĂ© Ă  nĂ©gliger les règles de sĂ©curitĂ© qui lui avaient sauvĂ© la vie lors des Ă©liminnations israĂ©liens au cours des 20 dernières annĂ©es. Il a commencĂ© Ă  apparaĂ®tre Ă  la pĂ©riphĂ©rie de Khan Yunis, dans le camp de tentes d’Al-Mawasi. Dans le mĂŞme temps, il se rendait gĂ©nĂ©ralement d’abord dans un bâtiment proche du camp et y rencontrait des terroristes du Hamas. De plus, il a rĂ©pĂ©tĂ© plusieurs fois le mĂŞme parcours – une erreur impardonnable pour un gĂ©nie du complot.

Israël a décidé de profiter de cette étrange faiblesse de Deif. L’opération devait être ultra-rapide. Haut dans le ciel – hors de vue du sol – plusieurs F-15 étaient en standby et attendaient l’ordre d’attaquer.

Le moment est venu oĂą une rumeur s’est rĂ©pandue Ă  travers Al-Mawasi selon laquelle leur hĂ©ros bien-aimĂ© Ă©tait sur le point de lui rendre visite Ă  nouveau. Nos gars, un vendeur de lĂ©gumes et un mendiant, se tenaient Ă  l’extĂ©rieur du bâtiment et attendaient l’apparition du principal terroriste. C’est ainsi qu’il est apparu et est entrĂ© dans la maison, entourĂ© par la sĂ©curitĂ©, en compagnie du dĂ©putĂ© Rafa Salame.

Mais  les rues du sud de la banlieue de Khan Yunis ont Ă©tĂ© bloquĂ©es par les terroristes accompagnant Deif. Les IsraĂ©liens devaient partir de toute urgence après l’annonce de l’arrivĂ©e de Deif, mais marcher dans le couloir convenu Ă©tait dangereux – tout y Ă©tait bloquĂ©. Les mistaravim ont recu l’ordre via des micro-Ă©couteurs d’aller vers la mer – une Ă©tape imprĂ©vue dans le plan d’opĂ©ration.

Peu de temps après, l’armĂ©e a reçu la nouvelle de l’arrivĂ©e de Deif et a donnĂ© l’ordre aux pilotes de larguer la « charge » sur le bâtiment. Le premier avion a larguĂ© une bombe sur la maison, le deuxième a créé un cercle brĂ»lant autour d’elle avec de petites roquettes pour qu’ils ne puissent pas venir en aide Ă  Deif, et le troisième a lancĂ© une bombe lourde contre les tunnels Ă  cet endroit, qui l’a dĂ©truit au sol. Il y avait des spĂ©culations selon lesquelles Deif se prĂ©cipiterait au sous-sol après la première explosion. Dans ce cas, il aurait dĂ» ĂŞtre achevĂ© par une bombe qui dĂ©truirait les fondations. C’est exactement ce qui s’est passĂ©. Le retard dans la confirmation de la liquidation est prĂ©cisĂ©ment dĂ» au fait que Deif a a Ă©tĂ© ensevelie Ă  une grande profondeur par une bombe d’une demi-tonne.