Al-Ahbar, un journal libanais proche du Hezbollah, a dĂ©clarĂ© samedi qu’IsraĂ«l dĂ©livrerait bientĂ´t la permission de travailler pour 15 000 habitants de Gaza dans son propre pays et en « Cisjordanie ». Nous parlons de travailleurs et d’hommes d’affaires enregistrĂ©s auprès de la Chambre de commerce de Gaza.
Une source de l’AutoritĂ© palestinienne a dĂ©clarĂ© au journal qu’Ă ce jour, un accord avait Ă©tĂ© conclu entre IsraĂ«l et l’AutoritĂ© palestinienne pour augmenter le quota de travailleurs de Gaza Ă 5 000. JĂ©rusalem a acceptĂ©, Ă condition que les forces de sĂ©curitĂ© examinent attentivement la liste des candidats pour travailler en IsraĂ«l. Le journal appelle cela les « nouvelles règles pour obtenir une autorisation ».
Selon lui, les IsraĂ©liens ont promis d’augmenter le quota au dĂ©but de l’annĂ©e et d’exiger que les informations Ă ce sujet ne parviennent pas dans les mĂ©dias.
Le journaliste Ă©conomique Abu Jaib affirme que « lors des nĂ©gociations entre les reprĂ©sentants de l’ONU, du Qatar et d’IsraĂ«l, un accord a Ă©tĂ© conclu sur un quota de 15 000 travailleurs de Gaza, dont 10 000 commenceront bientĂ´t Ă travailler ».
Tout cela n’est que des miettes par rapport au nombre de rĂ©sidents du secteur qui travaillaient en IsraĂ«l avant l’arrivĂ©e au pouvoir du Hamas et le dĂ©but du blocus du secteur en 2007. Ensuite, il y en avait environ 120 000, et il est clair que la fermeture de la frontière ne pouvait que conduire Ă une flambĂ©e du chĂ´mage et Ă l’appauvrissement de la population. Selon Al-Akhbar, le chĂ´mage est passĂ© Ă 52% et la pauvretĂ© Ă 80%.
Plusieurs habitants de Gaza ont dĂ©clarĂ© Ă Al Akhbar qu’ils versaient de l’argent aux entreprises pour entrer en IsraĂ«l en tant qu’hommes d’affaires (IsraĂ«l a besoin d’un document d’enregistrement auprès de la Chambre de commerce de Gaza pour dĂ©livrer des permis), mais en rĂ©alitĂ©, ils travaillent dans la construction dans les zones frontalières.
En particulier, un ancien propriĂ©taire d’une pharmacie Ă Gaza a dĂ©clarĂ© qu’il devait fermer son Ă©tablissement en raison de dettes et qu’il Ă©tait parti pour construire des maisons dans le quartier israĂ©lien d’Eshkol. Pour ce faire, il a dĂ» payer 500 $ pour s’inscrire Ă la Chambre de commerce. « Mais maintenant, je travaille de 7 heures Ă 16 heures et gagne 400 shekels par jour », a expliquĂ© l’ancien pharmacien.
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