« IsraĂ«l ne veut pas ĂŞtre responsable de Gaza Ă long terme, mais la question est de savoir comment garantir que Gaza reste dĂ©militarisĂ©e ? a dĂ©clarĂ© un haut responsable militaire israĂ©lien. « C’est un vrai dilemme. La seule façon de contrĂ´ler une zone gĂ©ographique est de contrĂ´ler ce qui y entre et ce qui en sort. »
« À court terme, dans les prochaines décennies, Israël devra contrôler ses frontières en raison de problèmes de sécurité », a déclaré le responsable.
L’Égypte affirme que ses services militaires et de renseignement maintiennent un contrĂ´le strict sur la zone frontalière. En utilisant les voies diplomatiques et sĂ©curitaires, l’Egypte a repoussĂ© les plans d’IsraĂ«l dans l’espoir qu’IsraĂ«l recule, ont dĂ©clarĂ© des responsables Ă©gyptiens.
Certains analystes et responsables israĂ©liens affirment que la suppression du contrĂ´le palestinien sur le poste frontière de Rafah est un Ă©lĂ©ment essentiel de la vision israĂ©lienne de l’avenir de Gaza, dans laquelle une entitĂ© palestinienne non armĂ©e et dotĂ©e de pouvoirs limitĂ©s remplacerait le Hamas et prendrait en charge les affaires civiles de l’enclave.
Un plan militaire israélien actuellement examiné par le gouvernement appelle les chefs de clans et de familles palestiniennes à former des autorités locales, selon des responsables israéliens. Certains responsables israéliens envisagent qu’une force de sécurité régionale ou internationale finisse par intervenir à Gaza, mais aucun pays n’a engagé de troupes dans une telle force.
Une proposition amĂ©ricaine, qui se heurte Ă l’opposition du gouvernement israĂ©lien, appelle Ă ce que l’AutoritĂ© palestinienne basĂ©e en JudĂ©e Samarie (Le Fatah) en prenne le contrĂ´le. Un plan Ă©gyptien prĂ©voit la formation d’un nouveau gouvernement palestinien qui inclurait le Hamas, un rĂ©sultat qu’IsraĂ«l dit Ă©galement qu’il n’acceptera pas.
La frontière de Rafah est au cœur des tensions entre Israël, les Palestiniens et l’Égypte depuis des décennies. En 2003 et 2004, Israël a démoli des centaines de maisons palestiniennes le long de la frontière visant à réprimer la contrebande et les activités terroriste se servant de ces mêmes maisons pour cacher les puits des tunnels.
Après le retrait d’Israël de Gaza en 2005 et la prise de contrôle du Hamas deux ans plus tard, les tunnels situés sous la frontière entre Gaza et l’Égypte sont devenus l’élément vital de l’économie de Gaza, les contrebandiers apportant tout, des voitures aux armes en passant par les livraisons de restauration rapide, en provenance d’Égypte. Ces dernières années, une opération militaire égyptienne visant à éradiquer l’État islamique, ainsi qu’un mur souterrain installé par l’Égypte sous sa frontière avec Gaza, ont limité l’utilisation de ces tunnels, selon les responsables israéliens et égyptiens.
Mais les responsables israĂ©liens affirment que l’Égypte n’a pas complètement coupĂ© l’accès du Hamas aux armes, y compris certaines qui, selon eux, sont arrivĂ©es Ă bord de vĂ©hicules via le poste frontière officiel de Rafah. Les analystes de la sĂ©curitĂ© affirment que toute prĂ©sence militaire israĂ©lienne soutenue Ă Gaza, y compris le long de la frontière de Rafah, risque une rĂ©pĂ©tition des soulèvements palestiniens et de l’insurrection armĂ©e du passĂ©.





