Un jour après l’attaque terroriste au point de contrĂ´le d’Allenby, il s’avère que l’organisation syndicale du personnel du point de contrĂ´le a commencĂ© il y a deux semaines Ă tirer la sonnette d’alarme sur la situation inacceptable au poste frontière, mais personne n’a levĂ© le petit doigt pour y remĂ©dier.
Comme l’a rapportĂ© KAN lundi matin , le chef du syndicat, Yoni Hamatz, a envoyĂ© fin aoĂ»t une lettre Ă l’Internal Revenue Service pour se plaindre de l’incapacitĂ© des travailleurs Ă faire face au flux de contrebande traversant la frontière jordanienne. Il a Ă©crit que les douaniers doivent tout vĂ©rifier manuellement, car au point de contrĂ´le, il n’y a mĂŞme pas de scanner ordinaire pour vĂ©rifier les marchandises.Â
Hamatz a noté que les travailleurs des postes de contrôle sont régulièrement attaqués par les Jordaniens, tant verbales que physiques.
Une semaine avant l’attaque terroriste au cours de laquelle un chauffeur jordanien a tuĂ© Ă bout portant trois agents de contrĂ´le, le chef du syndicat avait averti qu’il n’y avait pas suffisamment de gardes. « Les gardes font leur travail, mais ils ne sont pas tout le temps au poste de contrĂ´le, malgrĂ© le fait que le Shin Bet a mis en garde contre une menace spĂ©cifique pour la vie des douaniers », s’est plaint Yoni Hamatz. Les agents du poste de contrĂ´le ont demandĂ© de rĂ©soudre le problème de sĂ©curitĂ©, mais n’ont jamais reçu de rĂ©ponse.
DĂ©but septembre, le prĂ©sident du syndicat des douanes, Doron Shazo, a adressĂ© une lettre similaire Ă l’administration fiscale. « Les travailleurs des postes de contrĂ´le ne peuvent pas se dĂ©fendre. La menace est Ă©vidente : nous parlons de la vie des gens dans une pĂ©riode tellement sensible que nous traversons », a prĂ©venu le dirigeant syndical. MĂŞme apres le 7 octobre» – personne n’a rien fait.
L’administration fiscale a répondu à la chaîne avec une réponse typiquement israélienne : elle dit avoir toujours traité la question de la sécurité des travailleurs avec une grande attention et que la lettre n’a rien à voir avec ce qui s’est passé hier au poste de contrôle.





