La situation Ă la fin de cette semaine n’est pas une bonne nouvelle. La proposition de compromis amĂ©ricaine concernant l’accord sur les otages et la fin de la guerre est bloquĂ©e pour l’instant, apparemment principalement Ă cause des nouvelles exigences du Hamas. Le Premier ministre Binyamin Netanyahu n’a pas complètement abandonnĂ© la question de Philadelphie , mais son Ă©missaire, le ministre des Affaires stratĂ©giques, Ron Dermer – a prĂ©sentĂ© aux AmĂ©ricains plusieurs options de flexibilitĂ©. Mais ce n’est probablement pas le principal problème qui bloque actuellement les nĂ©gociations.
La principale raison est l’insistance du leader du Hamas, Yahya Sinwar, Ă accepter un nombre qu’il dĂ©terminera de prisonniers de sĂ©curitĂ© dans les prisons israĂ©liennes, quel que soit le nombre de personnes enlevĂ©es en vie qu’il libĂ©rera dans le cadre de la phase humanitaire – de sorte que la proposition de compromis amĂ©ricaine est Ă©galement actuellement dans une impasse. NĂ©anmoins, il est probable que l’administration amĂ©ricaine, de l’avis des Qataris et des Egyptiens, publiera de sa part une proposition de compromis au cours de la semaine prochaine.
L’objectif est de forcer les parties Ă considĂ©rer cette proposition et ensuite de dĂ©signer le coupable qui a Ă©chouĂ©, de sorte que les habitants de la bande de Gaza et les IsraĂ©liens travaillant pour libĂ©rer les personnes enlevĂ©es fassent pression sur les dirigeants en soumettant une autre « proposition de mĂ©diation ».
Ne placez pas vos espoirs dans la proposition de médiation américaine
L’establishment politique et sĂ©curitaire en IsraĂ«l est parvenu Ă la conclusion partagĂ©e par toutes les parties prenantes que les chances d’une percĂ©e dans un accord qui mènerait Ă un long cessez-le-feu de six semaines sont minces, voire inexistantes. C’est pourquoi, jeudi soir, le Premier ministre a convoquĂ© Ă Kirya un dĂ©bat sur la sĂ©curitĂ© avec la participation de l’Ă©quipe de nĂ©gociation et de hauts responsables de l’establishment de la sĂ©curitĂ©. L’objectif est de se prĂ©parer Ă une situation dans laquelle il n’y aura pas d’accord d’otages pendant longtemps et oĂą la guerre se poursuivra sur tous les fronts et dans tous les domaines.
On estime que nous ne saurons avec certitude s’il y aura ou non un accord avant une semaine Ă dix jours, car c’est plus ou moins le temps qu’il faut habituellement Ă Sinwar et aux dirigeants du Hamas Ă Doha pour formuler une rĂ©ponse aux propositions des mĂ©diateurs – il y a donc encore une petite chance qu’il y ait un accord et un cessez-le-feu, ce qui dĂ©clencherait Ă©galement des nĂ©gociations sur les arrangements de sĂ©curitĂ© dans le nord sous l’Ă©gide de la mĂ©diation amĂ©ricaine et sur la situation permanente Ă Gaza, y compris des accords sur les civils pour remplacer le pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza.
Mais comme l’a dĂ©clarĂ© IsraĂ«l, ils ne fondent pas beaucoup d’espoir dans la proposition de mĂ©diation amĂ©ricaine et estiment que si elle est soumise, elle vise uniquement Ă maintenir la dynamique des nĂ©gociations, Ă empĂŞcher l’Iran et ses partenaires d’intensifier leurs actions, ce qui pourrait conduire Ă une Ă©pidĂ©mie rĂ©gionale. Alors que les nĂ©gociations sont au point mort, IsraĂ«l se prĂ©pare Ă une campagne intense et prolongĂ©e sur tous les fronts, y compris dans le nord et en JudĂ©e-Samarie.
Vers l’Ă©tape 4 : des combats essentiellement aĂ©riens
Il va sans dire qu’il est impossible de dĂ©tailler les plans d’action qui ont Ă©tĂ© discutĂ©s jeudi soir et qui n’ont pas encore abouti Ă une formulation dĂ©finitive, mais on peut estimer que dans la bande de Gaza, les combats passeront Ă ce qu’on appelle la « phase D », dans lequel IsraĂ«l opère principalement en surface, sur la base de dĂ©tections de renseignements, empĂŞchant le retour des habitants et des terroristes vers le nord grâce Ă une prĂ©sence et une action offensive dans l’axe Netsarim.
En fait, le but de l’opĂ©ration offensive est d’Ă©viter une situation dans laquelle Tsahal se trouve dans des avant-postes et des dĂ©fenseurs permanents qui pourraient servir de cible fixe aux opĂ©rations de guĂ©rilla du Hamas – Ă la fois dans le couloir de Netzer et dans la rĂ©gion de Rafah.
L’armĂ©e israĂ©lienne estime que le Hamas est en train de s’effondrer militairement, mais qu’il est toujours capable de mener une guerre de guĂ©rilla. Il a cessĂ© d’être une armĂ©e terroriste dotĂ©e de roquettes pouvant atteindre l’arrière israĂ©lien et capable d’attaquer des cibles israĂ©liennes, et est revenu Ă ce qu’il Ă©tait au dĂ©but de la deuxième Intifada. Contre cette activitĂ© du Hamas, Tsahal mettra en place une opĂ©ration mobile, principalement en surface et principalement dans les endroits oĂą Tsahal estime qu’il n’y a pas de personnes enlevĂ©es.
L’establishment de la sĂ©curitĂ© estime que le Hamas et le Jihad islamique ont en effet rĂ©cemment reçu l’ordre d’attaquer les otages israĂ©liens lorsque les forces de Tsahal s’approchent d’eux, et par consĂ©quent, Tsahal maintiendra un schĂ©ma opĂ©rationnel visant Ă bloquer le Hamas au-dessus du niveau du sol pour l’empĂŞcher d’aller au-dessous du sol.
Le blocus aĂ©rien dans toute la bande de Gaza, qui sera effectuĂ© Ă l’aide de renseignements et d’observations de toutes sortes, ne permettra pas aux terroristes de remonter Ă la surface et le long sĂ©jour dans les tunnels mettra la pression sur eux. Dans tous les cas, l’objectif sera de renforcer la pression militaire sur Sinwar afin qu’il conclue un accord, sans nuire aux personnes enlevĂ©es.
Cette pression remplacera la forte pression militaire exercĂ©e par Tsahal, qui a agi de manière agressive et intensive dans presque toutes les zones de la bande de Gaza, au-dessus et en sous-sol. DĂ©sormais, l’action dans les endroits oĂą Tsahal n’est pas encore entrĂ© sera menĂ©e selon les informations sur la prĂ©sence de personnes enlevĂ©es. Il est impossible de prĂ©ciser davantage.
Comment empêcher l’aide d’atteindre le Hamas ?
Jeudi, on peut estimer que la question du « jour d’après » sera Ă©galement abordĂ©e, notamment dans tout ce qui concerne la distribution de l’aide humanitaire et Ă©ventuellement un autre programme Ă©galement. Au sein de l’establishment sĂ©curitaire, sur ordre du Premier ministre, des discussions ont dĂ©jĂ commencĂ© sur la possibilitĂ© que Tsahal prenne en charge la distribution de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, car il a dĂ©jĂ Ă©tĂ© prouvĂ© que cette aide – qui semble passer par des organisations internationales – a Ă©tĂ© dĂ©tournĂ© et pillĂ© par le Hamas.
Le Hamas et le Jihad islamique utilisent les produits alimentaires, le carburant et les mĂ©dicaments pour permettre de rester sous terre et secrètement en surface. Ils vendent Ă©galement les articles d’aide pillĂ©s, principalement de la nourriture et du carburant, Ă Gaza.
Les marchĂ©s Ă dĂ©couvert, principalement dans les zones d’abris sĂ»rs oĂą se trouvent environ deux millions de Gazaouis dĂ©placĂ©s, les bĂ©nĂ©fices que le Hamas rĂ©alise grâce aux ventes d’aide pillĂ©e servent Ă payer les salaires de ses hommes et de ses nouvelles recrues.
Selon les responsables de la sĂ©curitĂ© en IsraĂ«l, ce phĂ©nomène empĂŞche l’effondrement du Hamas et, en particulier, l’effondrement de son contrĂ´le civil sur la bande de Gaza. C’est pourquoi Tsahal Ă©tudie les moyens qui pourraient, d’une part, rĂ©pondre aux demandes de l’administration amĂ©ricaine de fournir des produits essentiels Ă la population non combattante de Gaza et empĂŞcher que l’aide humanitaire ne devienne le canal de la vie et de la gouvernance dans la bande du Hamas et du Jihad islamique.
Un autre plan qui a Ă©tĂ© Ă©voquĂ© comme une possibilitĂ© est ce que l’on appelle le « plan des champions » , qui a Ă©tĂ© instituĂ© par Giora Eiland, un major gĂ©nĂ©rale Ă la retraite des Forces de dĂ©fense israĂ©liennes et ancien chef du Conseil de sĂ©curitĂ© nationale israĂ©lien. Selon sa proposition, Tsahal exigera que les citoyens gazaouis non combattants du nord de la bande de Gaza, soit environ 300 000 personnes qui y sont encore, se dĂ©placent vers les abris sĂ»rs de la zone centrale de la bande de Gaza en passant par le l’axe cĂ´tier et ce que l’on appelle « l’Axe Tancher », oĂą se trouvent des points de contrĂ´le de Tsahal appelĂ©s « Nekazim », oĂą il sera possible de distinguer si parmi ceux qui descendent se trouvent Ă©galement des membres du Hamas et du Jihad qui tenteront probablement de s’Ă©chapper .
Selon le plan, Tsahal informera la population civile, en mĂŞme temps que l’ordre d’Ă©vacuation, qu’elle n’autorisera pas le transfert de nourriture, de carburant et d’autres produits de première nĂ©cessitĂ© vers le nord de la bande de Gaza Ă la fin de l’Ă©vacuation, qui durera environ une semaine. Ou alors, lorsque le nord de la bande de Gaza sera libre de civils non combattants, Tsahal agira de manière agressive contre les quelque 5 000 terroristes, voire un peu moins, qui restent encore entre Beit Lahia et Beit Hanon, au nord et les quartiers de Zeyton et Darj Tupah au sud, soit jusqu’au corridor de Netzarim. Cette action permettra Ă©galement une destruction plus intensive des tunnels qui se trouvent sur le terrain.
La distribution de l’aide humanitaire par Tsahal et le plan pour le nord de la bande de Gaza sont encore des idĂ©es Ă l’essai, mais leur mise en Ĺ“uvre devrait faire pression sur le Hamas Ă travers la population civile de Gaza, sans mettre en danger la vie des otages et sans violer le droit international et risquer une confrontation avec l’administration amĂ©ricaine.
Une légère chance pour les séries dans le nord
L’autre question « chaude » qui a Ă©tĂ© discutĂ©e lors de la mĂŞme rĂ©union de jeudi Ă©tait la nĂ©cessitĂ© croissante d’agir pour rapatrier les habitants Ă©vacuĂ©s du nord et leur garantir des sentiments de sĂ»retĂ© et de sĂ©curitĂ© physique qu’ils n’avaient pas avant le 7 octobre 2023. L’intention initiale Ă©tait de profiter du cessez-le-feu qui prĂ©vaudra suite Ă l’accord d’otages et que Nasrallah a dĂ©jĂ annoncĂ© qu’il le respecterait et qu’il arrĂŞterait le feu, pour entamer des nĂ©gociations sur la sĂ©rie dans le nord qui mettraient partiellement en Ĺ“uvre la RĂ©solution 1701 du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU, et qui maintiendra les combattants du Hezbollah et ses tirs nourris Ă au moins 10 km de la frontière avec IsraĂ«l dans tous les secteurs.
En supposant qu’un accord sur les otages ne se concrĂ©tisera probablement pas dans un avenir proche, les AmĂ©ricains nĂ©gocient dĂ©jĂ secrètement avec des responsables libanais dans le but de parvenir Ă un règlement avant mĂŞme que la situation Ă Gaza ne se stabilise. Selon les responsables amĂ©ricains, les chances de parvenir Ă un tel règlement, mĂŞme en cas de cessez-le-feu Ă Gaza, sont minces. Nasrallah insiste et n’est pas disposĂ© Ă retirer ses forces et sa puissance de feu très loin de la frontière. IsraĂ«l estime que le jour est très proche oĂą Tsahal devra mener une vaste attaque au Liban – aĂ©rienne, maritime et terrestre – afin d’obtenir par des moyens militaires ce que Nasrallah refuse par la mĂ©diation amĂ©ricaine, dans laquelle les Saoudiens et les les Émirats arabes unis sont des partenaires silencieux.
En fait, Tsahal a dĂ©jĂ entamĂ© la phase prĂ©paratoire d’une vaste campagne aĂ©rienne et terrestre dans le sud du Liban. Cela se produit suite au succès de la frappe prĂ©liminaire lancĂ©e par Tsahal contre le Hezbollah le 25 aoĂ»t, avant que le Hezbollah ne mette Ă exĂ©cution son plan de frappe et sa vengeance contre IsraĂ«l par un lancement massif de roquettes vers le nord d’IsraĂ«l et vers deux cibles militaires de qualitĂ© dans le centre d’IsraĂ«l, lors de l’attaque prĂ©liminaire de l’armĂ©e de l’air, des centaines de lanceurs ont visĂ© le nord du pays et certains au-delĂ et des milliers de roquettes dans des installations de stockage ont Ă©tĂ© dĂ©truits et mis hors service, ce qui a considĂ©rablement rĂ©duit la capacitĂ© du Hezbollah Ă frapper l’arrière israĂ©lien en GalilĂ©e. Au plus profond d’IsraĂ«l, la plupart des lanceurs touchĂ©s Ă©taient cachĂ©s Ă dĂ©couvert, dans les sous-bois Ă©pais du sud Liban.
J’ai rĂ©cemment eu l’occasion de voir quelques images satellite de ces lanceurs avant et après leur attaque. Ce que vous voyez sur la photo prĂ©cĂ©dente est un petit X rouge marquĂ© sur une zone enchevĂŞtrĂ©e dont la couleur sur la photo est vert vif au sommet d’une colline et parfois dans un oued. Sur la photographie prise après l’impact au mĂŞme endroit, on peut voir un lanceur de plus de 40 tubes de lancement et roquettes qui a Ă©tĂ© dĂ©montĂ© et brĂ»lĂ©, et ses fragments et tubes de lancement sont dispersĂ©s sur une vaste zone qui a Ă©tĂ© exposĂ©e Ă la suite de l’impact du bombardement. On aperçoit une clairière rocheuse et durcie au centre de laquelle se trouvait la fosse oĂą Ă©tait cachĂ© le lanceur et se trouve aujourd’hui un cratère brĂ»lĂ© autour duquel sont dissĂ©minĂ©s des tubes de lancement. Il existe des dizaines de photographies de ce type au quartier gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e de l’air, et on estime que la capacitĂ© de lancement Ă courte portĂ©e du Hezbollah, jusqu’Ă la rĂ©gion d’Acre et de Kiryat, a Ă©tĂ© principalement endommagĂ©e.
Destruction systĂ©matique des lanceurs, amĂ©lioration de l’interception des drones
Le Hezbollah dispose toujours de capacitĂ©s de lancement, et dĂ©sormais – dans le cadre de la prĂ©paration d’une grande campagne dans le sud du Liban – l’armĂ©e de l’air dĂ©truit systĂ©matiquement ces lanceurs, selon les informations des services de renseignement ou une mĂ©thode dĂ©veloppĂ©e pour « chasser les lanceurs » par le commandement du Nord et l’aviation. Dès qu’un lanceur tire, quelques minutes plus tard, il est touchĂ©. Grâce Ă cette activitĂ©, qui s’est dĂ©roulĂ©e de manière intensive ces derniers jours, Tsahal espère rĂ©duire les dĂ©gâts qui seront causĂ©s Ă l’arrière israĂ©lien si et quand Tsahal manĹ“uvrera dans le sud du Liban et frappera depuis les airs d’autres cibles sur le territoire libanais. Dans le mĂŞme temps, des progrès considĂ©rables ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s en matière d’interception des drones, et ceux lancĂ©s par le Hezbollah sont interceptĂ©s dans des pourcentages croissants – suite Ă l’amĂ©lioration des moyens de dĂ©tection.
Quoi qu’il en soit, les dĂ©libĂ©rations actuelles portent principalement sur la portĂ©e des opĂ©rations terrestres et aĂ©riennes. Au-delĂ de cela, il est impossible de le dire, mais on peut affirmer que deux considĂ©rations se posent aux dĂ©cideurs. Premièrement, les dĂ©gâts sur l’arrière israĂ©lien que le Hezbollah a la capacitĂ© d’infliger en cas de campagne de grande envergure, voire de campagne totale. La deuxième considĂ©ration est la possibilitĂ© que l’Iran vienne en aide au Hezbollah et qu’une guerre rĂ©gionale Ă©clate alors que les États-Unis cherchent Ă empĂŞcher. C’est pourquoi IsraĂ«l tente actuellement de coordonner ses positions et de rĂ©pondre aux demandes amĂ©ricaines, et ce, par mesure de sĂ©curitĂ©. « Nous aurons besoin des AmĂ©ricains Ă nos cĂ´tĂ©s dans le nord, Ă la fois pour parvenir Ă un règlement par le biais de nĂ©gociations diplomatiques, et surtout si nous sommes contraints d’entrer très prochainement dans une guerre au Liban, Ă la fin de laquelle les rĂ©sidents Ă©vacuĂ©s du nord pourront revenir pour reconstruire leurs maisons dĂ©truites et se sentir en sĂ©curitĂ©. »
On peut estimer que le point de dĂ©cision de l’échelon politique et sĂ©curitaire en IsraĂ«l quant au lancement de cette campagne est maintenant plus proche que jamais, et le Commandement du Nord s’y prĂ©pare fĂ©brilement. Il convient de noter dans ce contexte que les AmĂ©ricains ont dĂ©jĂ disposĂ© leurs deux forces opĂ©rationnelles navales et aĂ©riennes dans la rĂ©gion, de telle sorte que chacun des deux porte-avions et destroyers avec lesquels ils sont actuellement stationnĂ©s au large des cĂ´tes iraniennes et en face Ă la rĂ©gion de la mer Rouge, de manière Ă neutraliser l’activitĂ© en provenance de ces zones. Si effectivement une guerre massive commence sur tous les fronts, ce sera une guerre prolongĂ©e, la principale difficultĂ© Ă laquelle l’armĂ©e israĂ©lienne devra faire face est la nĂ©cessitĂ© d’utiliser au maximum les effectifs dont elle dispose, y compris les rĂ©serves – et ce n’est pas clair pour combien de temps.





