Jeudi 13 fĂ©vrier, soulignent-ils, IsraĂ«l a éliminé quatre officiers iraniens lors d’une attaque contre une nouvelle cargaison d’armes iraniennes livrĂ©es dans la rĂ©gion de Damas. Deux des morts Ă©taient des gĂ©nĂ©raux des Gardiens de la rĂ©volution – Riday Mahmadi, commandant des forces iraniennes dans la rĂ©gion de Damas, et Haj Hossein, qui Ă©tait chargĂ© d’armer les forces iraniennes en Syrie.
Bien qu’il s’agisse d’un autre exploit impressionnant des services de renseignements israĂ©liens, son impact sera de courte durĂ©e, selon des sources militaires de DEBKAfile. TĂ©hĂ©ran remplacera rapidement les deux officiers, tout comme il a rapidement placĂ© un agent au Hezbollah près de Hassan Nasrallah dans le poste laissĂ© vacant par le chef d’Al Quds dĂ©jĂ dĂ©cĂ©dĂ©, Qassem Soleimani, le 3 janvier. L’Iran ne laisse aucun chaĂ®non manquant dans sa chaĂ®ne de commandement, ni en Syrie ni en Irak.
La destruction systĂ©matique par des missiles israĂ©liens des livraisons d’armes iraniennes atterrissant en Syrie a Ă©galement une valeur provisoire. Alors que Tsahal est exceptionnellement efficace pour dĂ©tecter et sĂ©lectionner les expĂ©ditions d’armes entrantes, il faut prĂ©sumer qu’un certain montant arrive Ă destination, sinon, comment expliquez-vous les rapports pĂ©riodiques sur le nombre croissant de missiles de prĂ©cision entre les mains de l’agent iranien, le Hezbollah libanais ? Cette question s’applique Ă©galement au Hamas palestinien dans la bande de Gaza.
Le commandant des FDI, le lieutenant-gĂ©nĂ©ral, a notĂ© dans son prĂ©ambule que les forces armĂ©es israĂ©liennes doivent faire face « aux armĂ©es terroristes environnantes en Syrie, au Liban, dans la bande de Gaza et au SinaĂŻ, qui ne sont pas sous le contrĂ´le de l’Etat ». ainsi qu’Ă l’Iran, qui « dispose actuellement d’une rĂ©serve de 1 000 missiles de prĂ©cision capables d’atteindre Tel Aviv, dont certains disposent de plusieurs vĂ©hicules de rentrĂ©e de tare indĂ©pendants (MIRV) difficiles Ă intercepter ». Il a Ă©galement soulignĂ© que « le Hezbollah avance dans son propre projet de missiles de prĂ©cision ».
Nos sources militaires soulèvent cette question. Comment le Hezbollah peut-il faire de telles avancĂ©es après trois ans d’attaques israĂ©liennes constantes ? Et comment se fait-il que les groupes terroristes dans la bande de Gaza et le SinaĂŻ puissent encore constituer une menace stratĂ©gique pour la sĂ©curitĂ© nationale ?
Le nouveau plan de Tsahal, appelĂ© « Momentum », parle de « renforcer les capacitĂ©s des forces terrestres et de tirer parti de la portĂ©e aĂ©rienne pour permettre aux unitĂ©s de combat d’attaquer et de dĂ©truire un maximum de cibles dans les plus brefs dĂ©lais ». Cependant, selon des sources DEBKAfile, une leçon tirĂ©e de la longue expĂ©rience des guerres est que personne ne peut prĂ©dire comment un conflit, une fois dĂ©clenchĂ©, prendra fin. Vous ne pouvez pas compter sur quelqu’un qui remporte une victoire rapide en bang-bang. En combattant l’Iran, IsraĂ«l est plus susceptible de rencontrer les mĂŞmes obstacles que la Russie a rencontrĂ©s en Syrie, une prĂ©sence persistante et en constante Ă©volution qui est difficile Ă cerner.
Il n’y a rien d’innovant dans la dĂ©cision du gĂ©nĂ©ral Kochavi de crĂ©er un commandement iranien dirigĂ© par un gĂ©nĂ©ral. Les gĂ©nĂ©raux des FDI ont occupĂ© ce poste dans le passĂ©, le dernier nommĂ© Ă©tant le gĂ©nĂ©ral de division Nitzan Alon, après quoi le poste a disparu sans explication.
Naftali Bennett est revenu la semaine dernière de sa première visite Ă Washington et a prit la parole au Pentagone en tant que ministre de la DĂ©fense. Il a fait Ă©tat d’un accord sur une division du travail pour repousser l’expansion iranienne : les AmĂ©ricains opĂ©reraient en Irak, tandis que les FDI continueraient de faire face aux Iraniens en Syrie.
Aucun fonctionnaire amĂ©ricain n’a confirmĂ© ou, d’ailleurs, niĂ© l’existence de cet accord. Il n’a pas non plus Ă©tĂ© fait rĂ©fĂ©rence Ă un autre fonctionnaire israĂ©lien compĂ©tent du gouvernement provisoire qui officie Ă JĂ©rusalem jusqu’aux Ă©lections gĂ©nĂ©rales du 2 mars.





