Le long et droit chemin
Selon le site Internet du ministère de la SantĂ©, le dĂ©pĂ´t d’une demande d’ordonnance pour le cannabis s’effectue comme suit :
1. Vous devez consulter un mĂ©decin spĂ©cialiste, car seule une recommandation d’un mĂ©decin ayant une expertise spĂ©cifique pertinente pour la licence de cannabis sera examinĂ©e .
2. Après avoir rempli tous les formulaires pertinents et signĂ© par le patient, le mĂ©decin enverra la demande au ministère de la SantĂ© et elle sera examinĂ©e par un mĂ©decin-chef de l’unitĂ©. Dans l’État d’IsraĂ«l, seuls les patients qui prouvent qu’ils souffrent d’un problème mĂ©dical avĂ©rĂ© dans le temps ont droit Ă une telle ordonnance.
3. Ce n’est qu’après avoir prĂ©sentĂ© la preuve que le patient a suivi un traitement mĂ©dicamenteux de longue durĂ©e qu’il pourra recevoir la licence.

Une autre mĂ©thode, plus rapide mais souvent aussi plus coĂ»teuse, est le contact direct avec un mĂ©decin qualifiĂ© pour dĂ©livrer des ordonnances de cannabis. En IsraĂ«l, il y a actuellement un peu plus de 100 mĂ©decins avec une telle certification, et l’instruction officielle du ministère de la SantĂ© aujourd’hui est que les licences ne doivent ĂŞtre dĂ©livrĂ©es que dans le cadre de la mĂ©decine publique. Cependant, la directive ne semble pas ĂŞtre appliquĂ©e et les mĂ©decins continuent de dĂ©livrer des ordonnances Ă titre privĂ©. C’est ainsi que la dĂ©cision qui a conduit Ă la sĂ©rie d’arrestations effectuĂ©es hier (lundi) par la police est devenue possible.
Alors comment fonctionne la méthode ?
De nombreux groupes sur Telegram et Instagram proposent une ordonnance de cannabis mĂ©dical dans les 24 Ă 48 heures Ă un coĂ»t allant de 10 000 Ă 5 000 NIS. La mĂ©thode « courte » est menĂ©e par une sĂ©rie de macherim ( Un homme d’affaires ou un mĂ©diateur, qui aide ceux qui se tournent vers lui Ă obtenir rapidement et efficacement ce qu’ils veulent des autoritĂ©s bureaucratiques ) . Une personne ne doit souffrir d’aucune maladie, mais envoyez simplement au macher une photo et un rĂ©sumĂ© mĂ©dical. L’examinateur est celui qui guidera le patient sur les symptĂ´mes mĂ©dicaux dont il doit se plaindre (« Racontez une histoire que vous avez vĂ©cue dans votre enfance, comme : « Nous sommes allĂ©s Ă JĂ©rusalem et ils nous ont jetĂ© des pierres’ ou nous Ă©tions proches d’une attaque et depuis je souffre de post-traumatisme »).

Le document que nous publions ici pour la première fois prouve cet accord. Selon l’accord, le mĂ©decin s’engage Ă mettre Ă la disposition de l’entreprise le système informatisĂ© de l’IKR en sa possession entre les heures de 8h00 et minuit tous les jours, 7 jours sur 7. Les femmes de mĂ©nage utiliseraient elles-mĂŞmes le logiciel et ainsi le système fonctionnait rĂ©ellement comme une usine.
Une source impliquĂ©e dans l’affaire raconte ce matin Ă Mako que l’estimation de la police que c’est 17 millions est un chiffre erronĂ© et que les montants en cause sont bien plus Ă©levĂ©s. Selon l’Ă©valuation de la source, des dizaines de licences Ă©taient dĂ©livrĂ©es et renouvelĂ©es chaque jour, chacune de ces licences Ă©tant Ă©valuĂ©e Ă des milliers de shekels en espèces. C’est-Ă -dire des dizaines de milliers de shekels chaque jour et des millions de shekels chaque mois. L’Ă©valuation de la source est que mĂŞme les arrestations effectuĂ©es hier – n’ont pas vraiment arrĂŞtĂ© le phĂ©nomène, et mĂŞme aujourd’hui, un fausse ordonnance peut ĂŞtre dĂ©livrĂ©, malgrĂ© l’enquĂŞte policière et les arrestations qui ont Ă©tĂ© effectuĂ©es.





