Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a dĂ©clarĂ© hier soir que ses hommes Ă©taient en Ă©tat d’alerte lors d’un exercice militaire menĂ© il y a quelques jours par l’armĂ©e israĂ©lienne Ă la frontière avec le Liban, ont rapportĂ© des mĂ©dias du pays des cèdres.
«Notre doigt est sur la gâchette. Si l’ennemi sioniste commet la moindre folie, la rĂ©ponse de la RĂ©sistance sera rapide et Ă©nergique », a-t-il dĂ©clarĂ© dans un discours tĂ©lĂ©visĂ© hier soir.
Dans un discours qu’il a prononcĂ© mercredi, le chef du Hezbollah a dĂ©clarĂ© : « Les IsraĂ©liens savaient que nous Ă©tions en Ă©tat d’alerte, et nous voulions qu’ils le sachent, de sorte que si IsraĂ«l faisait la moindre folie, nous rĂ©pondrions rapidement. »
Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’organisation armĂ©e s’est rĂ©fĂ©rĂ© aux propos du chef de l’armĂ©e israĂ©lienne, Aviv Kohavi, qui a dĂ©clarĂ© que l’exercice serait Ă©galement menĂ© au prix d’un millier de cas de Covid. Selon Nasrallah, cela montre une crise dans l’armĂ©e israĂ©lienne.
Le haut dirigeant du Hezbollah a Ă©galement soulignĂ© que « la haute capacitĂ© militaire de la RĂ©sistance libanaise a forcĂ© IsraĂ«l Ă changer son offensive en position dĂ©fensive ». «Personne ne peut ignorer un tel pouvoir. La rĂ©alisation de ces manĹ“uvres indique que l’ennemi sioniste est dans une vĂ©ritable crise », a-t-il ajoutĂ©.
Dans ce contexte, Nasrallah a qualifié de « non fondé » les rapports de pourparlers en cours entre le Liban et Israël pour résoudre le différend maritime qui visent « un accord de paix ou de normalisation » avec la partie israélienne.
«Certains sont allĂ©s trop loin et ont parlĂ© de nĂ©gociations entre le Hezbollah et IsraĂ«l. Ce sont tous des mensonges et des inventions invraisemblables. Notre position sur IsraĂ«l est très claire : son existence n’est pas lĂ©gitime. Nous ne participons Ă aucune nĂ©gociation de paix avec l’ennemi », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Le chef du Hezbollah a cependant indiqué que son mouvement avait pleinement confiance dans la gestion par le président libanais Michel Aoun des pourparlers avec Israël, qui sont basés sur « le tracé des frontières maritimes et la récupération des prisonniers » entre les parties.
Le diffĂ©rend entre IsraĂ«l et le Liban concerne une superficie d’environ 860 kilomètres carrĂ©s en MĂ©diterranĂ©e.
Qu’est-ce que le Hezbollah ?
Selon le portail Internet du Service gĂ©nĂ©ral de sĂ©curitĂ© d’IsraĂ«l (Shabak), le Hezbollah a Ă©tĂ© créé en 1982 aux mains des gardiens de la rĂ©volution iraniens arrivĂ©s au Liban pendant la première guerre dans ce pays, dans le cadre de la politique Ă©trangère de TĂ©hĂ©ran. pour exporter la rĂ©volution islamique. Son secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral est Hassan Nasrallah.
«C’est une organisation confessionnelle chiite qui est divisĂ©e en deux branches : une organisation militaire, soutenue militairement et financièrement par l’Iran ; et l’autre politique », dĂ©clare le Centre de renseignement et d’information sur le terrorisme Meir Amit.
Sa prononciation correcte en arabe est Jizbala, qui signifie Parti de Dieu et a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e par les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, IsraĂ«l, l’Argentine et le Paraguay comme une organisation terroriste, tandis que la France et l’Union europĂ©enne ont seulement dĂ©clarĂ© le bras militaire du parti.
Il est accusĂ© d’avoir perpĂ©trĂ© des attentats en France, au Liban, en Argentine et en Bulgarie, entre autres.







