Ă€ partir d’aujourd’hui, les Ă©trangers et les IsraĂ©liens revenant de vacances Ă l’Ă©tranger paieront environ 100 shekels pour les tests obligatoires Ă l’aĂ©roport. Dans le mĂŞme temps, la vĂ©rification du COVID-19 avant le dĂ©part ne coĂ»te que 45 shekels.
Des sources sur le terrain ont dĂ©clarĂ© Ă The Marker que le coĂ»t rĂ©el de tels tests ne dĂ©passe pas 35 shekels. Le ministère de la SantĂ© n’est pas d’accord avec cela et dit qu’ils ont payĂ© la sociĂ©tĂ© Omega pour tester ceux qui y sont entrĂ©s beaucoup plus que le prix fixĂ© par elle, c’est-Ă -dire qu’ils ont en fait subventionnĂ© les contrĂ´les.
Pourquoi le prix des tests est-il si diffĂ©rent au moment du dĂ©part et Ă l’arrivĂ©e en IsraĂ«l ?
Le ministère fait valoir que le tarif d’entrĂ©e est plus de deux fois plus Ă©levĂ© en raison du fait qu’il nĂ©cessite une logistique spĂ©ciale – gestion des files d’attente, respect de l’ordre des travailleurs, etc…
Dans le mĂŞme temps, ceux qui entrent dans le pays n’ont pas le choix – le contrĂ´le ne peut ĂŞtre effectuĂ© qu’Ă l’aĂ©roport et dans une seule entreprise qui a remportĂ© le concours du ministère de la SantĂ©.
Ceux qui s’envolent ont le choix. Les rĂ©sidents du centre du pays peuvent se rendre 72 heures avant le dĂ©part Ă l’aĂ©roport et s’y faire tester pour 45 shekels. Les habitants du Nord et du Sud devront chercher des points de test sur leur lieu de rĂ©sidence et payer des centaines de shekels pour la mĂŞme chose.
Tout cela augmente considĂ©rablement le coĂ»t des voyages Ă l’Ă©tranger, surtout lorsqu’il s’agit d’une famille avec enfants.
De telles dĂ©penses peuvent convaincre de nombreuses familles qu’il est moins cher de passer des vacances en IsraĂ«l. L’industrie du voyage estime que l’augmentation du coĂ»t des tests est l’une des astuces du ministère de la SantĂ©, qui s’inquiète de la trop grande demande de vols Ă l’Ă©tranger.
Le PDG d’Israir, Uri Sirkis, a dĂ©clarĂ© Ă Ynet aujourd’hui que « le ministère de la SantĂ© s’efforce de rĂ©duire la demande de voyages Ă l’Ă©tranger ». En mai, le nombre de passagers Ă Ben Gourion est passĂ© Ă 300 000, soit 30% de plus qu’en avril, et en juin, il devrait doubler.
« Bien qu’il n’y ait pas plus de 20 nouveaux cas de COVID par jour dans le pays et que nous ayons le taux de vaccination le plus élevé au monde, le ministère de la Santé essaie de réduire le nombre de départs en imposant toutes sortes de taxes insensées », dit Sirkis.
Comment expliquer autrement l’enchaĂ®nement interminable de tests coĂ»teux : avant d’embarquer dans un avion Ă l’Ă©tranger et après l’atterrissage Ă Ben Gourion ?
Le gouvernement a forcĂ© – pour des raisons politiques, comme le pensent de nombreux mĂ©decins – l’abolition du reste des restrictions dans le pays, y compris la norme verte et violette. Mais on craint encore une « importation » de mutations dans le pays. Puisqu’il est impossible de rĂ©duire le nombre de dĂ©parts en raison de difficultĂ©s juridiques (il y avait dĂ©jĂ une dĂ©cision du BAGATS Ă ce sujet), le ministère de la SantĂ© a apparemment dĂ©cidĂ© de faire pression sur la population avec le prix des tests.





