Cette dĂ©cision nâĂ©tait pas rĂ©alisable en pratique, car toute dĂ©cision en matiĂšre de politique Ă©trangĂšre et de sĂ©curitĂ© au sein de lâUnion europĂ©enne doit ĂȘtre prise avec le plein accord des 27 pays. Mais dans la pratique, de nombreux pays se sont opposĂ©s Ă la dĂ©cision de Borrell, et pas seulement les amis les plus proches d’IsraĂ«l, comme la Hongrie et la RĂ©publique tchĂšque.
Lors de ses entretiens avec ses homologues, Katz a demandĂ© d’Ă©viter de prendre des dĂ©cisions contre IsraĂ«l, leur disant que c’est prĂ©cisĂ©ment maintenant que les dĂ©cisions nĂ©gatives de l’Union europĂ©enne enverraient un mauvais message Ă l’Iran. Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© que c’Ă©tait un moment sensible dans les nĂ©gociations. pour l’accord sur les otages, et les dĂ©cisions unilatĂ©rales renforceront le Hamas et rendront difficile la conclusion d’un accord.
Borrell n’a pas non plus rĂ©ussi Ă parvenir rapidement Ă un accord entre les ministres des Affaires Ă©trangĂšres de l’Union europĂ©enne pour relancer la discussion sur les accords d’association (un cadre juridique pour les relations entre l’Union europĂ©enne et IsraĂ«l) dans le contexte des Ă©vĂ©nements et de la guerre en Gaza. Il semble qu’une discussion sur la question aura lieu en dĂ©cembre, sous la sympathique prĂ©sidence hongroise et aprĂšs le dĂ©part de Borrell de l’Union europĂ©enne, et les questions soulevĂ©es le seront avec le consentement d’IsraĂ«l.
Lutte pour un Ătat palestinien
Josep Borrell est un homme politique hispano-catalan, haut reprĂ©sentant pour les affaires Ă©trangĂšres et la politique de sĂ©curitĂ© de l’Union europĂ©enne. Il est connu pour son
attitude anti-israĂ©lienne traditionnelle et souscrit Ă la demande des dirigeants irlandais, espagnols et belges de formuler des mesures contre IsraĂ«l. Burrell sait qu’au vu du renforcement significatif des partis de droite sur le continent, il sera plus facile pour IsraĂ«l de traiter la question europĂ©enne aprĂšs son dĂ©part – et il essaie de montrer la voie avant la fin de son mandat. En fĂ©vrier de cette annĂ©e, le Premier ministre espagnol Pedro SĂĄnchez et le Premier ministre irlandais Leo Wardaker ont appelĂ© Ă une rĂ©vision de la suspension des accords d’association entre IsraĂ«l et
l’Union europĂ©enne, s’il s’avĂ©rait qu’IsraĂ«l avait violĂ© ses obligations de protĂ©ger les droits de l’homme Ă Gaza. .
Ces messieurs dĂ©shonorants sont vraiment inquiets de la guerre entre IsraĂ«l et le Hamas et de sa dĂ©faite imminente, et ils appellent les pays de l’UE Ă ne pas rester les bras croisĂ©s, mais Ă intervenir. Il est tout simplement dommage que cette prĂ©occupation ne s’applique pas Ă IsraĂ«l, qui combat les sous-humains â les terroristes Nuh’ba qui ont massacrĂ© des femmes, des hommes et des enfants avec une cruautĂ© sans prĂ©cĂ©dent.
Le Premier ministre espagnol Pedro SĂĄnchez et le nouveau Premier ministre irlandais Simon Harris ont rĂ©cemment reconnu un Ătat palestinien â une dĂ©marche Ă laquelle la Belgique et la NorvĂšge se sont Ă©galement jointes. D’ailleurs, suite au souci des rĂ©fugiĂ©s, le gouvernement espagnol a louĂ© des milliers de chambres d’hĂŽtel pour le bien-ĂȘtre des immigrants censĂ©s arriver dans le pays.
La dĂ©claration de hauts responsables du gouvernement SĂĄnchez, selon laquelle IsraĂ«l est accusĂ© de « gĂ©nocide », a créé un conflit interne au sein du systĂšme juridique espagnol, car si le pays a connaissance d’un gĂ©nocide en cours quelque part, il a l’obligation de permettre Ă ceux qui sont menacĂ©s d’y immigrer. Les organisations pro-palestiniennes ont rĂ©alisĂ© le potentiel inhĂ©rent aux dĂ©clarations des ministres espagnols et ont commencĂ© Ă s’organiser pour aider les rĂ©fugiĂ©s de Gaza Ă immigrer en Espagne.
Les relations entre IsraĂ«l et lâEspagne ont connu des hauts et des bas. Lorsque lâĂtat a Ă©tĂ© créé, lâEspagne ne lâa pas reconnu, affirmant quâil existait une thĂ©orie de connexion internationale entre les Juifs et lâEspagne. Il y a environ trois mois, la vice-PremiĂšre ministre espagnole, Yolanda Dias, a dĂ©clarĂ© dans un discours enregistrĂ© : « La Palestine sera libĂ©rĂ©e du fleuve Ă la mer ». Margarita Robles , la ministre de la DĂ©fense, avait dĂ©clarĂ© Ă l’Ă©poque que ce qui se passait Ă Gaza Ă©tait un « vĂ©ritable gĂ©nocide ». Il y a environ deux mois, l’Espagne a annoncĂ© son adhĂ©sion Ă la plainte dĂ©posĂ©e par l’Afrique du Sud contre IsraĂ«l Ă La Haye pour gĂ©nocide.
En 2018, celui qui Ă©tait alors ministre espagnol des Affaires Ă©trangĂšres, connu sous le nom de Borel, a dĂ©clarĂ© quâil envisageait de reconnaĂźtre un Ătat palestinien. Suite Ă l’opĂ©ration « Ceinture noire » contre le Jihad islamique Ă Gaza en novembre 2019, l’Espagne a Ă©tĂ© le seul pays europĂ©en Ă voter en faveur d’une enquĂȘte sur les actions d’IsraĂ«l dans la bande de Gaza.
Burrell travaille au service des partis de gauche pro-palestiniens espagnols, et au lieu de condamner les horribles assassinats du Hamas et le rĂšgne de terreur de l’Iran, il prĂ©fĂšre, pour des raisons inconnues qui doivent ĂȘtre examinĂ©es, condamner IsraĂ«l – le seul pays dĂ©mocratique pays dans la rĂ©gion. Il ferait bien sâil demandait pardon pour le massacre des Juifs commis par ses ancĂȘtres espagnols pendant lâInquisition, et laissait IsraĂ«l arrĂȘter la mĂ©chante coalition islamique.ï¶
L’Ă©crivain est PDG de Radio 100FM, consul honoraire en IsraĂ«l pour Nauru, vice-doyen du personnel consulaire, prĂ©sident de l’Association israĂ©lienne des radiocommunications et vice-prĂ©sident du Club des ambassadeurs en IsraĂ«l.
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