Le « tĂ©moignage » de Dean Issacharoff, porte-parole de l’ONG d’extrĂŞme gauche « Briser le silence », a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© comme frauduleux par le bureau du procureur gĂ©nĂ©ral israĂ©lien Avichai Mandelblit.
Le bureau du procureur a annoncĂ© jeudi qu’il fermait l’enquĂŞte d’assaut contre lui « après que l’enquĂŞte a rĂ©vĂ©lĂ© que les Ă©vĂ©nements qu’il a dĂ©crits n’ont pas eu lieu ».
L’enquĂŞte a Ă©tĂ© lancĂ©e en rĂ©ponse aux dĂ©clarations d’Issacharoff lors d’un rassemblement en avril 2017 en tant qu’officier de Tsahal servant avec l’unitĂ© d’infanterie de la brigade Nahal Ă HĂ©bron, et le commandant de la compagnie lui a ordonnĂ© de menotter un rĂ©sident; Avec son unitĂ© qui observait, il racontait qu’il avait brutalement battu l’homme arabe local qui rĂ©sistait passivement Ă l’arrestation.
Un mois après le rassemblement, cependant, une vidĂ©o a Ă©tĂ© publiĂ©e dans laquelle d’anciens membres de son unitĂ© – y compris son commandant – appelaient Issacharoff comme un menteur. La vidĂ©o a Ă©tĂ© produite par « Reservists on Duty », un groupe dĂ©diĂ© Ă exposer la vĂ©ritĂ© et les mensonges de Breaking the Silence.
Peu de temps après, le ministre de la Justice Ayelet Shaked a demandĂ© une enquĂŞte sur les allĂ©gations d’Issacharoff, notant qu’il avait publiquement reconnu avoir « commis un crime contre un Palestinien et l’avoir battu Ă coups de poing ». Si c’est vraiment ce qui s’est passĂ©, il devrait ĂŞtre enquĂŞtĂ© et puni. Si cela ne s’est pas produit, l’Etat doit dĂ©clarer officiellement que cela n’a pas eu lieu.  »
Ă€ la fin de l’Ă©tĂ©, la victime prĂ©sumĂ©e des coups avait Ă©tĂ© retrouvĂ©e Ă HĂ©bron. En septembre, des responsables israĂ©liens ont interrogĂ© l’homme qu’Issacharoff a dĂ©clarĂ© avoir attaquĂ©. Et alors que Hassan Julani a confirmĂ© qu’il avait effectivement Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© par l’armĂ©e israĂ©lienne en fĂ©vrier 2014 – comme le prĂ©tendait Issacharoff -, Julani a insistĂ© sur le fait qu’aucune violence n’Ă©tait impliquĂ©e dans l’arrestation ni nĂ©cessaire pour l’amener.
En rĂ©ponse Ă la dĂ©cision annoncĂ©e par le bureau du procureur gĂ©nĂ©ral, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a tweetĂ©: «Briser le silence, c’est mentir et calomnier nos soldats sur la scène internationale. Aujourd’hui, au cas oĂą quelqu’un aurait un doute, ce fait a reçu une preuve supplĂ©mentaire. La vĂ©ritĂ© gagne.  »
Shaked a Ă©galement saluĂ© la dĂ©cision. « Il s’avère que le porte-parole de Breaking the Silence est un menteur qui diffame l’Etat d’IsraĂ«l devant le monde », a dĂ©clarĂ© la ministre de la Justice dans un communiquĂ©. « Bravo aux camarades [d’Issacharoff] dans sa compagnie qui ont refusĂ© de rester indiffĂ©rents et ne voulaient pas rester silencieux pendant qu’il mentait. »




