Il semble que la France a pris conscience que l’Islam radical a envahi la culture laĂŻque de ce pays, et le sud de ce pays, oĂą les gens sont plus francs ont dĂ©cidĂ© de le montrer depuis l’attaque de Nice qui a tuĂ© 85 personnes par un terroriste de Daesh.
Pas très loin, de Nice se trouve la ville de Cannes, connue pour son Festival du cinĂ©ma. Les autoritĂ©s de la Riviera française ont dĂ©cidĂ© d’interdire aux femmes de porter le Burkini, un vĂŞtement maillot couvrant tout le corps et la tĂŞte, frĂ©quent chez les femmes musulmanes.
Selon le maire, ce vêtement « ne respecte pas le caractère laïque de la ville. » La municipalité a déclaré que la femme qui ne respecte pas cette décision de la ville sera condamnée à payer une amende de 38 euros.
« Une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse, alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d’attaques terroristes, est de nature à créer des risques de troubles à l’ordre public (attroupements, échauffourées, etc.) qu’il est nécessaire de prévenir. »
« L’accès aux plages et à la baignade est interdit à compter de la signature du présent arrêté jusqu’au 31 août 2016 à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité, respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime. »
« Le port de vêtements pendant la baignade ayant une connotation contraire à ces principes est également interdit. […] Toute infraction fera l’objet d’un procès-verbal et sera punie de l’amende de première catégorie, soit 38 euros. »
Le maire, David Lisnard a de son côté déclaré :
« Je n’ai ni le temps ni l’envie de polĂ©miquer. J’ai pris cet arrĂŞtĂ© parmi tant d’autres pour assurer la sĂ©curitĂ© de ma ville dans un contexte d’état d’urgence. (…) On n’interdit pas le voile, ni la kippa, ni les croix, j’interdis simplement un uniforme qui est le symbole de l’extrĂ©misme islamiste. Il faut arrĂŞter de vouloir caricaturer cet arrĂŞtĂ©. Nous vivons dans un espace public commun, il y a des règles Ă respecter. »
Autant de propos qui ont fait vivement réagir Feiza Ben Mohamed, porte-parole et secrétaire générale de la Fédération des musulmans du Sud, évoquant sur Twitter la mise en place d’une « procédure » pour faire annuler l’arrêté et incitant les personnes qui pourraient être verbalisées à cause de cet arrêté à porter l’affaire devant un tribunal administratif.




