Carrefour aura bien du mal à faire baisser le coût de la vie en Israël

Pour rappel, Carrefour remplacera les chaines de magasin de Yonan Bitan. En attendant, le gouffre des chaĂ®nes alimentaires des Elektra Kosmeh, Yonan Bitan et Mega, s’approfondit juste avant la conversion de la chaĂ®ne avec la marque française Carrefour. Les rapports de synthèse du deuxième trimestre d’ Electra Consumer rĂ©vèlent qu’il est douteux que la situation de Yonan Bitan lui permette d’effectuer une modification du prix des aliments en IsraĂ«l.

Les rapports indiquent que le bĂ©nĂ©fice sectoriel de Yonan Bitan a chutĂ© de 51 % au deuxième trimestre pour atteindre 5,2 millions de NIS, suite Ă  une baisse de 3 % des ventes qui se sont Ă©levĂ©es Ă  711,8 millions de NIS. Ce chiffre reflète un taux de vente annuel de 2,85 milliards de NIS, ce qui est d’environ 8% de ce que l’entreprise prĂ©voyait dans l’Ă©valuation qu’elle a publiĂ©e il y a six mois. Un Ă©cart plus extrĂŞme se trouve dans un bĂ©nĂ©fice segmentaire d’environ un demi pour cent, alors que l’entreprise devrait, selon les estimations, terminer l’annĂ©e avec une perte d’environ 100 millions de shekels.

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Les premiers signes des difficultĂ©s de trĂ©sorerie auxquelles Yonan Bitan est confrontĂ©, mĂŞme un an après son acquisition par Elektra Consumers contrĂ´lĂ© par Elco des frères Zalkind, ont Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©s dans « Calcalist », qui a publiĂ© le mois dernier que la sociĂ©tĂ© avait demandĂ© Ă  ses fournisseurs de reporter la date de paiement d’une semaine . Dans le mĂŞme temps, Yonan Bitan a deux prĂŞts bancaires d’un montant d’environ un demi-milliard de shekels, qui portent un taux d’intĂ©rĂŞt de dizaines de millions de shekels par an. Cela pèse sur l’entreprise, qui s’occupe Ă©galement de l’entretien courant rĂ©pertoriĂ© comme un investissement annuel d’environ 30 millions de NIS dans 150 succursales, dont l’Ă©quipement est pour la plupart en mauvais Ă©tat et nĂ©cessite des rĂ©parations et des remplacements d’Ă©quipement. En toile de fond de tout cela, la baisse des ventes se poursuit Ă©galement. Le deuxième prĂŞt devait servir Ă  rĂ©nover Yonan Bitan en vue de leur conversion en Carrefour, mais selon les estimations, une partie du montant sert dĂ©jĂ  Ă  financer les opĂ©rations courantes.

Dans une nouvelle Ă©valuation de Yonan Bitan, Electra Korema indique des investissements d’un montant relativement faible de 47 millions de NIS qui seront nĂ©cessaires au second semestre, il est donc difficile d’estimer que des succursales Carrefour ouvriront cette annĂ©e.

Le grand dĂ©fi par rapport au lancement de Carrefour , outre l’investissement financier, concerne l’importation des produits de la marque. La fourchette de prix attendue devrait ĂŞtre due Ă  l’importation de la MDD et d’autres produits Carrefour. L’entreprise parle de 2 500 produits dans la première phase, mais il est peu probable que la chaĂ®ne soit en mesure d’ajuster une si grande quantitĂ© de produits en termes de casher et de rĂ©glementation dans le peu de temps qui reste jusqu’en novembre, date Ă  laquelle les premières succursales de la chaĂ®ne sont censĂ©s ouvrir en IsraĂ«l.

L’Ă©chec de l’ achat de Yonan Bitandes par Nahum Beitan qui a achetĂ© Mega en 2016 et est tombĂ© en quelques annĂ©es dans une crise extrĂŞme du crĂ©dit, a fait naĂ®tre l’espoir que, sous le solide soutien financier d’Elektra Kevena, la rĂ©habilitation de la chaĂ®ne n’est qu’une question de temps. Mais il est douteux que Yonan Bitan bĂ©nĂ©ficie des poches profondes des frères Zelkind.

Dans le cadre de l’accord signĂ© en mai de l’annĂ©e dernière, Electra Consumers a achetĂ© 35,05 % de Yonan Bitan pour 143 millions de NIS, ce qui reprĂ©sente une valeur de 400 millions de NIS pour la chaĂ®ne. En outre, elle a versĂ© 50 millions de NIS directement Ă  Yonan Bitan et a accordĂ© Ă  la chaĂ®ne un prĂŞt propriĂ©taire de 50 millions de NIS. En fait, jusqu’Ă  prĂ©sent, Electra a payĂ© environ 200 millions de NIS pour 35 % de Yonan Bitan, qui a depuis contractĂ© des prĂŞts d’environ 500 millions de NIS.
Dans le cadre de l’accord, Electra Consumers a reçu une option d’achat de la part de Yonan Bitan jusqu’Ă  la fin de l’annĂ©e prochaine, mais jusqu’Ă  prĂ©sent, les frères Zelkind n’ont pas exercĂ© l’option et il est douteux qu’ils aient intĂ©rĂŞt Ă  le faire.

Vous pouvez en apprendre davantage sur la dĂ©cision d’Electra de transfĂ©rer ses activitĂ©s de vente au dĂ©tail dans le secteur de l’alimentation et de l’Ă©lectricitĂ© Ă  une sociĂ©tĂ© appelĂ©e Electra Retail qu’elle a créée en avril dernier. Cette dĂ©marche dĂ©coule de la volontĂ© de faire venir un investisseur qui rachètera 20% de l’activitĂ© et injectera de l’argent dans le partenariat. Il semble que l’injection de capital pour restaurer Yonan Bitan soit problĂ©matique du point de vue d’Electra Konsuma, Ă©galement parce qu’elle ne dĂ©tient que 35% et que l’injection en son nom devrait ĂŞtre effectuĂ©e simultanĂ©ment par Yonan Bitan lui-mĂŞme et Phoenix qui a achetĂ© 15% de l’entreprise, qui n’est pas Ă  l’ordre du jour.

On comprend pourquoi Electra ne devrait pas ĂŞtre pressĂ©e d’exercer l’option dans une entreprise dĂ©ficitaire. Le bĂ©nĂ©fice net d’Electra Consumers au deuxième trimestre a chutĂ© de 80 % Ă  12 millions de shekels. En excluant un revenu ponctuel de 45 millions de NIS provenant de la vente de biens immobiliers au cours du trimestre correspondant et en excluant l’effet des rĂ©sultats du secteur alimentaire, le bĂ©nĂ©fice net de la pĂ©riode considĂ©rĂ©e s’est Ă©levĂ© Ă  57 millions de NIS contre environ 64 millions de NIS. , ce qui peut indiquer la perte subie par Yonan Bitan pour l’entreprise.

Pour tenter de redresser sa situation, Elektra Nevem a Ă©laborĂ© un plan d’efficacitĂ© et de rĂ©organisation de Yonan Bitan, qu’elle a commencĂ© Ă  mettre en Ĺ“uvre dès ce mois-ci. On peut estimer qu’une partie du plan comprendra une rĂ©duction de la main-d’Ĺ“uvre, parallèlement Ă  un accent sur les mesures opĂ©rationnelles qui peuvent rĂ©duire diverses dĂ©penses telles que la taxe foncière sur les propriĂ©tĂ©s inutilisĂ©es, l’amĂ©lioration des accords avec divers prestataires de services et l’ajustement de la quantitĂ© de main-d’Ĺ“uvre dans les agences en fonction aux heures creuses. Dans une telle situation, on voit mal comment les espoirs attendus de Carrefour pourrait faire baisser le coĂ»t de la vie et comment ce serait possible qu’ils se concrĂ©tiseront dans les mois Ă  venir.