Le prĂ©sident Ă©lu des États-Unis, Donald Trump, a dĂ©clarĂ© que les États-Unis ne devraient pas s’immiscer dans le conflit en Syrie, oĂą les forces rebelles combattent le gouvernement de Bachar al-Assad.Â
Dans un message sur son rĂ©seau social Truth Social, il a soulignĂ© : « La Syrie est un dĂ©sastre, ce n’est pas notre ami, et les États-Unis ne devraient rien avoir Ă voir avec cela. Ce n’est pas notre combat. Laissons tout suivre son cours. N’intervenez pas !
Trump a soulignĂ© que la Russie, alliĂ©e d’Assad, se concentre sur la guerre avec l’Ukraine (« ils sont très enlisĂ©s en Ukraine et y ont perdu plus de 600 000 soldats ») et ne peuvent pas arrĂŞter l’avancĂ©e rapide des militants antigouvernementaux en Syrie « qu’ils dĂ©fendent depuis des annĂ©es. »
Le prĂ©sident Ă©lu n’a pas oubliĂ© de donner des coups de pied Ă ses prĂ©dĂ©cesseurs dĂ©mocrates Ă propos de la guerre en Syrie. Il a rappelĂ© qu’en 2013, le propriĂ©taire de la Maison Blanche Ă©tait Barack Obama, qui n’avait rien fait, après quoi « un vĂ©ritable enfer a commencĂ© en Syrie, dans lequel la Russie est intervenue ». Â
Il a également noté que l’éventuelle éviction de la Russie et du régime d’Assad de Syrie est « la meilleure chose qui puisse leur arriver ». De plus, selon Trump, la présence de Moscou était inutile. « Il n’y a jamais eu grand-chose à gagner en Syrie, si ce n’est de faire passer Obama pour un imbécile », a ajouté Trump.
L’offensive des insurgĂ©s, a dĂ©clarĂ© Trump, est « sans prĂ©cĂ©dent ». « Les militants, dans le cadre d’une offensive bien coordonnĂ©e, ont complètement capturĂ© de nombreuses villes et se trouvent dĂ©sormais Ă la pĂ©riphĂ©rie de Damas, se prĂ©parant apparemment Ă faire un très grand pas vers le renversement d’Assad », a-t-il Ă©crit.
Ces dĂ©clarations ont suscitĂ© de vives rĂ©actions parmi les opposants d’Assad Ă l’étranger. Muaz Mustafa, un militant influent de l’opposition syrienne Ă Washington, a interrompu la rĂ©union pour lire le message de Trump. Selon lui, la dĂ©claration du prĂ©sident Ă©lu selon laquelle les États-Unis n’interviendront pas dans le conflit syrien est le meilleur rĂ©sultat que ses partisans puissent espĂ©rer.Â
Mustafa a Ă©galement promis que les forces de l’opposition surveilleraient de près la libĂ©ration des prisonniers politiques, y compris des AmĂ©ricains qui pourraient en faire partie, comme le journaliste Austin Tice, disparu il y a plus de dix ans.
L’administration Biden a prĂ©cĂ©demment dĂ©clarĂ© que les États-Unis ne soutenaient pas l’offensive des insurgĂ©s et n’avaient pas l’intention d’intervenir. Environ 900 soldats amĂ©ricains restent en Syrie, collaborant avec les forces kurdes et arabes.Â





