Aya Midan s’est levĂ©e samedi matin dans son kibboutz de Beri pour faire du vĂ©lo. « Le kibboutz Ă cette heure de 6h15 du matin est calme. Il n’y a personne vivant dehors. C’est un moment que j’aime tant. »
Le partenaire d’Aya l’a appelĂ©e lorsqu’elle a quittĂ© le kibboutz, il lui a dit qu’elle devrait rentrer chez elle car « un Ă©vĂ©nement grave se dĂ©roulait « . Aya fit demi-tour et aperçut Ă l’entrĂ©e du kibboutz des employĂ©s de cuisine qui lui criaient « il y a des terroristes dehors ».
En chemin, leur vĂ©hicule est arrivĂ© Ă la zone de la fĂŞte nature près du kibboutz Reim. « Nous sommes arrivĂ©s Ă l’extĂ©rieur de Beri et avons vu des gens qui fuyaient la fĂŞte vers les bois. Nous avons vu des gens en danger de mort, notre conscience ne nous permettait pas de les laisser sous le feu », raconte Ismail.
Avant le sauvetage d’Hisham, les membres de sa famille ont rĂ©ussi Ă sauver environ 40 jeunes de la fĂŞte de la nature sous le feu des tirs. Ils leur ont laissĂ© leurs tĂ©lĂ©phones portables pour qu’ils puissent appeler leurs parents et leur dire qu’ils allaient bien.
Pendant ce temps, Aya et Hisham continuaient d’attendre dans la brousse Ă l’extĂ©rieur du kibboutz alors que les balles sifflaient au-dessus de leur tĂŞte. Après des heures Ă©prouvantes, la famille d’Hisham est arrivĂ©e.
Aya et Hisham ont couru vers la voiture des membres de sa famille et ont poussé un soupir de soulagement. Quelques mètres plus tard, ils se sont heurtés aux forces de Tsahal : « Nous avons commencé à crier : ne tirez pas ! Nous sommes des citoyens, des Israéliens, nous sommes venus aider, nous sommes un fabricant de meubles. »
Aya est sortie du vĂ©hicule et s’est effondrĂ©e sur le trottoir, les soldats se sont prĂ©cipitĂ©s vers elle et lui ont demandĂ© si elle avait Ă©tĂ© kidnappĂ©e. Elle a rĂ©pondu par la nĂ©gative, a dĂ©clarĂ© qu’ils Ă©taient de Beri et que les bĂ©douins de Rahat l’avaient sauvĂ©e.
MĂŞme après cela, lorsqu’ils l’ont Ă©vacuĂ©e avec les membres du kibboutz en bus vers Beer Sheva, Hisham Ismail et le reste de la famille ne l’ont pas quittĂ©e. Ils lui ont promis de la protĂ©ger, lui ont proposĂ© de venir Ă Rahat et lorsqu’elle ne pouvait pas descendre du bus, ils l’ont accompagnĂ©e en roulant derrière.
Comme Ă©voquĂ©, l’histoire d’Aya et Hisham a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e pour la première fois par l’association « Avez-vous vu l’horizon dernièrement ? ». La vidĂ©o est signĂ©e de deux mots, en hĂ©breu et en arabe, « partenaires du destin ».







