La dĂ©claration de la Cour pĂ©nale internationale de La Haye, Pato Bensuda, selon laquelle elle a l’intention d’examiner la demande d’un officier de Tsahal pour crimes de guerre, repose sur deux hypothèses: IsraĂ«l commet des crimes de guerre; Il est impossible de faire confiance au système judiciaire israĂ©lien pour rĂ©gler ce problème.
Selon un rapport publiĂ© dans Israel Today, ces deux hypothèses adoptĂ©es sont le rĂ©sultat d’une vaste campagne internationale menĂ©e par un rĂ©seau d’organisations et d’associations en IsraĂ«l (dirigĂ© par B’Tselem) et l’AutoritĂ© palestinienne, qui sont financĂ©es par des dons de pays europĂ©ens. Par exemple, dans une convention de subvention de B’Tselem avec le gouvernement nĂ©erlandais pour un total de 250 000 euros, une section traite de «devant la Cour suprĂŞme et la dĂ©possession de la communauté», qui dĂ©crit les activitĂ©s prĂ©vues «pour le second semestre 2018», en vertu desquelles B’Tselem produira un rapport sur le rĂ´le du tribunal SuprĂŞme pour dĂ©possĂ©der les communautĂ©s palestiniennes.  »
Comme indiquĂ© ici: « B’Tselem se rĂ©fère Ă la Cour suprĂŞme comme le mĂ©canisme central qui permet l’occupation en cours et les violations des droits de l’homme en lĂ©gitimant lĂ©gitimement la politique d’IsraĂ«l. »
Le journal rapporte Ă©galement que B’Tselem a reçu une subvention de 87 000 shekels des diacres suĂ©dois en 2019 pour « Examen des jugements des tribunaux pour violation des droits des Palestiniens » et en 2018 a reçu 70 000 shekels pour le projet « DĂ©cision de la Haute Cour sur les dĂ©molitions de maisons » « .
Une Ă©tude d’ONG MONITOR montre que, dans certains cas, les États parrains dĂ©clarent que le financement est spĂ©cifiquement destinĂ© Ă une action contre la Cour internationale de Justice de La Haye. Une organisation aussi importante est Adamir, qui est rĂ©cemment devenu cĂ©lèbre pour l’implication de deux de ses employĂ©s dans le meurtre de RenĂ© Schnav. En 2018, l’organisation a reçu entre 120 et 150 000 dollars du gouvernement suisse, ce qui comprenait, entre autres, un engagement à « continuer Ă traiter la CPI et Ă dĂ©poser un nouveau rapport ».
Une autre organisation importante dans l’effort est, par exemple, Al-Damir opĂ©rant Ă Gaza. L’organisation a reçu une subvention de 450 000 € de l’UE pour 2016-2019, ainsi qu’une subvention de 3,9 millions de francs suisses du gouvernement suisse pour 2019-2018. Dans le contrat de financement avec le gouvernement suisse, Al-Damir est invitĂ© à « soumettre des informations et des rapports Ă la Cour pĂ©nale internationale sur les violations des droits de l’homme commises par les forces d’occupation israĂ©liennes ».
RĂ©ponse de B’Tselem:
« Le système juridique israĂ©lien est l’un des mĂ©canismes d’occupation. En revanche, si le système judiciaire israĂ©lien avait rempli son rĂ´le au service de la justice et de la protection des droits de l’homme – plutĂ´t que d’ĂŞtre un mĂ©canisme central dans la formation de l’occupation – la rĂ©alitĂ© ici aurait peut-ĂŞtre Ă©tĂ© très diffĂ©rente. »
« Contrairement au ton de votre question, nos efforts ne consistent pas à  » attaquer « mais Ă rĂ©vĂ©ler la vĂ©ritĂ©, car les faits et les chiffres que nous publions Ă©tayent fermement depuis de nombreuses annĂ©es. Elijah Mandelblit, surtout , en tant qu’ancien commissaire, comprend certainement bien cela.
Les IsraĂ©liens feront bien s’ils se demandent qui est le mieux Ă mĂŞme d’interprĂ©ter le droit international. Par exemple, B’Tselem a exhortĂ© les soldats Ă ne pas obĂ©ir au tir rĂ©el illĂ©galement ordonnĂ© sur les manifestants palestiniens Ă Gaza. En rĂ©ponse, les ministres du gouvernement ont demandĂ© l’ouverture d’une enquĂŞte sur B’Tselem Ă un moment oĂą des incendies – les mĂŞmes ordres illĂ©gaux – se rĂ©pĂ©taient semaine après semaine, lors du bain de sang choquant de centaines de Palestiniens tuĂ©s et de milliers de blessĂ©s Ă Gaza. La plaignante de la Cour pĂ©nale internationale dĂ©clare maintenant que cette affaire pourrait faire l’objet d’une enquĂŞte de sa part. N’aurait-il pas Ă©tĂ© prĂ©fĂ©rable de faire attention Ă B’Tselem, au dĂ©but de la route?
B’Tselem rĂ©itère que la responsabilitĂ© de violer le droit international et de commettre des crimes de guerre par IsraĂ«l incombe avant tout aux hauts responsables politiques et militaires. Toute tentative de rĂ©duire cette responsabilitĂ© par des ministres lâches est une tentative de distraire et d’Ă©luder la responsabilitĂ©.
Enfin, des conseils juridiques au niveau des yeux: ceux qui ne veulent pas ĂŞtre poursuivis pour crimes de guerre devraient Ă©viter de tels crimes. Ne pas dĂ©placer une population de l’État occupant dans le territoire occupĂ©, ne pas bombarder des maisons sur leurs rĂ©sidents, ne pas tirer sur des manifestants non armĂ©s, ne pas dĂ©molir des maisons et expulser des rĂ©sidents. Ne commettez pas de crimes. »




